Le connectivisme, l’intelligence et la conscience globale et singulière

Le Connectivisme, théorie d’apprentissage à l’ère numérique, a été développée par George Siemens et Stephen Downes. Elle s’appuie sur leur analyse des limites du behaviourisme,du cognitivisme et du constructivisme afin d’expliquer les effets que la technologie a sur la façon dont nous vivons, communiquons et apprenons 1. Donald G. Perrin, directeur de rédaction à l’International Journal of Instructional Technology and Distance Learning dit de la théorie qu’elle « combine les éléments pertinents de nombreuses théories d’apprentissage, des réseaux sociaux et des technologies afin de créer une théorie solide pour l’apprentissage à l’ère numérique » 1.

Sugata Mitra a mené une étude sur 10 ans et démontre que les enfants sont capables d'(co)-apprendre, seuls, sans professeur : c’est-à-dire par eux-mêmes avec un ordinateur, internet et ou des supports de cours. Il conclut que l’éducation est un système qui s’auto organise, et ou l’apprentissage est le phénomène émergent2,3.

Les projets du Lifelong Kindergarten4 du Massachusetts Institute of Technology, dont le logiciel Scratch5 qui compte des millions de projets réalisés par des enfants du monde entier et dans une vision de partage et la capacité de reprendre les travaux des autres, de co-apprendre et co-créer se basant sur la culture libre, a pour mot d’ordre : « Comment les nouvelles technologies peuvent aider à prolonger le style d’apprentissage avec amusement aux personnes de tous âges, qui permet à chacun d’apprendre à travers la conception, la lecture et le partage. »6.

La théorie du connectivisme est similaire au néo-constructivisme (théorie élaborée par Lev Vygotski) qui exploite pleinement les ressources des nouvelles sciences & technologies de l’information et de la communication.

Sommaire

Aspects

Un aspect du Connectivisme est l’utilisation d’un réseau composé de nœuds et de connexions comme métaphore centrale de l’apprentissage2. Dans cette métaphore, un nœud est tout ce qui peut être connecté à un autre nœud : les informations, données, des sentiments, des images. L’apprentissage est le processus de création de connexions et du développement des réseaux. Toutes les connexions ne sont pas de force égale dans cette métaphore : en effet, de nombreuses connexions peuvent être assez faibles.

Ce qui suit est un extrait de l’article fondamental de George Siemens sur le Connectivisme3:

Le Connectivisme est l’intégration des principes explorés par les théories du chaos, théories des réseaux ( et la théorie de l’information ), de la complexité ( et la Systémique ) et les théories de l’Auto-organisation. L’apprentissage est un processus qui se produit dans des environnements nébuleux composés d’éléments de base en mouvement – et le processus d’apprentissage n’est pas entièrement sous le contrôle de l’individu. L’apprentissage (processus défini comme la connaissance pouvant être actionné ) peut résider en dehors de nous (au sein d’une organisation ou une base de données), et se concentre sur la connexion d’ensembles d’informations spécialisées, les liens qui nous permettent d’apprendre davantage sont plus importants que l’état actuel de notre connaissance. Le Connectivisme est motivé par la compréhension que les décisions sont fondées sur des fondations qui se modifient rapidement. De nouvelles informations sont constamment acquises. La capacité d’établir des distinctions entre l’information importante et sans importance est vitale. La capacité de reconnaître quand de nouvelles informations modifient le paysage en fonction des décisions prises hier est également critique.

En d’autres termes, « savoir-faire » et « savoir-quoi » sont complétés avec des « savoir-où » (la compréhension de l’endroit où tu trouveras la connaissance quand elle est nécessaire), ainsi le méta-apprentissage devient aussi important que le l’apprentissage lui-même3.

Principes de Connectivisme

  • L’apprentissage et la connaissance reposent dans la diversité des opinions.
  • L’apprentissage est un processus de connexion des nœuds spécialisés ou sources d’information.
  • Apprendre peut résider dans des appareils non humains : tout en se basant sur un langage humain.
  • La Capacité d’en savoir plus est plus critique que ce que l’on sait actuellement.
  • Entretenir et maintenir des connexions est nécessaire pour faciliter l’apprentissage continu.
  • La Possibilité de voir les liens entre les champs, des idées et des concepts est une compétence de base. (logique, logique combinatoire, et Rhétorique pour comprendre la logique du langage humain )
  • La Devise (mises à jour précis des connaissances) est l’intention de toutes les activités d’apprentissage connectivistes.
  • La prise de décision est en soi un processus d’apprentissage. Choisir ce que l’on apprend et la signification de l’information entrante est vu à travers la lentille d’une réalité changeante. Bien qu’il y ait une bonne réponse tout de suite, cela peut être faux demain en raison de modifications dans les informations climatiques qui affectent la décision3.

Connectivisme dans l’apprentissage en ligne

Le Docteur Mohamed Ally à l’Université Athabasca soutient que le Connectivisme est une théorie plus appropriée d’apprentissage pour les apprentissage en ligne que les théories plus anciennes comme le behaviourisme, cognitivisme et constructivisme. Cette position repose sur l’idée que le monde a changé et est devenu de plus connecté sous forme de réseau, donc les théories de l’apprentissage s’étant développées avant ces changements globaux sont moins pertinentes aujourd’hui. Toutefois, Ally fait valoir que, « Ce qui est nécessaire n’est pas une nouvelle théorie bien unifiée à l’ère du numérique, mais un modèle qui intègre les différentes théories pour guider la conception des matériels d’apprentissage en ligne» 4.

Connectivisme en tant que théorie mature

Qu’est ce que nous trouvons de distinctif pour le Connectivisme et les autres théories de l’apprentissage5

  1. Les théories actuelles de l’apprentissage ne tiennent pas compte de l’expansion et de la création de connaissances (ce que Bereiter appelle le paradoxe de l’apprentissage: « Si les apprenants construisent leur propre savoir, comment est-il possible pour eux de créer une structure cognitive plus complexe que celle qu’ils possèdent déjà (cité à Cambridge Handbook of Sciences de l’apprentissage, p. 103). Le Connectivisme et l’apprentissage en réseau, d’autre part, suggèrent une expansion continue des connaissances. Les connexions nouvelles et neuves ouvrent de nouveaux mondes et créent de nouvelles connaissances.
  2. La primauté de la connexion – toutes les autres formes d’apprentissage découlent d’une première connexion à quelque chose – une personne, un concept, et à l’idée. Le Connectivisme insiste sur la primauté de la connexion et suggère la compréhension que l’apprentissage se trouve dans la compréhension de comment et pourquoi les connexions se forment. Les connexions sont formées à divers niveaux: Neuronal, cognitif / conceptuel et social.
  3. La croissance de l’abondance et de la complexité des connaissances. La quantité d’informations disponibles pour la plupart des gens aujourd’hui est écrasante. Comment pouvons-nous faire face ? Comment les théories existantes de l’apprentissage peuvent nous aider à embrasser l’information comme un processus continu, plutôt que d’un événement (le constructivisme s’en rapproche-t-il à cet égard) ? Comment tenons-nous compte de l’auto-organisation ? Par la complexité ? De toute évidence, une théorie de l’apprentissage est une théorie qui devrait servir de canal pour considérer l’acte d’apprentissage lui-même et de nous informer quant à la façon dont les aspects multiples de la création de l’information interagissent et évoluent.
  4. Technologie. J’hésite à mettre l’accent sur la technologie car elle suggère une étreinte avec l’utopique buzz Web 2.0. Mais il est difficile d’ignorer la technologie. Une recherche à travers notre histoire nous révèle l’importance de la technologie dans l’ouverture de nouvelles portes – de l’écriture manuscrite aux voyages aériens. La technologie est un catalyseur de nouvelles opportunités. Bien que nous ayons rencontré des années de matraquage publicitaire, l’internet est vraiment une invention unique qui rassemble le monde entier.
  5. Le Connectivisme regroupe des concepts de différents domaines d’une manière nouvelle. Il est rare d’avoir une idée singulièrement unique. Même les théories existantes – béhaviorisme, constructivisme et cognitivisme, ne s’imposent pas comme des idées totalement achevées et originales. Ce qui rend chacune de ces théories uniques, c’est la manière dont elles regroupent des recherches et des concepts de premier plan au cours de leur âge. Le constructivisme est une agrégation de pensées qui vont de Dewey à von Glaserfeld et à Papert. Dans un sens similaire, Connectivisme est unique en rassemblant les idées des neurosciences, sciences cognitives, la théorie des réseaux, des systèmes complexes, et des disciplines connexes. Bien qu’il s’agisse encore d’un mélange un peu maladroit (on ne peut se contenter de mots à la mode dans une casserole et appeler cela une théorie), autant (peut-être encore plus) qu’il existe de preuve pour les affirmations clés dans le Connectivisme de même que dans toute autre théorie de l’apprentissage. Le but même de ce cours est d’élargir la base du Connectivisme et d’explorer les principes qui sont impliqués dans la théorie.

Méthodes d’enseignement Connectiviste

Résumant l’enseignement et l’apprentissage connectiviste , Downes dit:  » Enseigner c’est modéliser et démontrer, Apprendre c’est pratiquer et réfléchir »6. En 2008, Siemens et Downes ont enseigné un cours intitulé  » Connectivisme et connaissances connective « , dans lequel tous deux ont enseigné à la fois le Connectivisme par le contenu du cours, tout en le modélisant comme une méthode d’enseignement7. La formation était gratuite et ouverte à toute personne qui souhaitait participer, avec plus de 2000 personnes dans le monde inscrite. L’expression «Massively Open Online Course » (Français : Cours en ligne massivement ouvert, reprenant l’acronyme MMO ) a été inventé pour décrire ce modèle ouvert8. Tous les contenus des cours étaient disponibles à travers des flux RSS alimenté, et les apprenants pouvaient participer avec leurs choix d’outils : des réunions en ligne synchronisées, des discussions dans Moodle, des messages de blog, ou encore en 3D par le jeu Second Life.

Méthode de base du connectivisme par Siemens

Source : traduit de l’article de Georges Siemens : « Commencer à mettre en place le connectivisme », parlant de ces choix en terme de connectivisme. D’autres choix technologiques sont possibles : la technologie est un outil aux possibilités quasi illimitées, la limite ne vient que de notre capacité à imaginer ces possibilités : donc ne prenez pas cet exemple comme marche à suivre dans l’absolue.

  1. Créez des blogs pour la classe … Compilez les travaux dans un agrégateur Rss – comme PageFlakes – qui fournira aux apprenants une seule page regroupant ce que les autres apprenants ont blogué.
  2. Utilisez des activités d’apprentissage collaboratif (au travers d’un wiki par exemple).
  3. Ouvrez vos propres ressources à la collaboration et au partage.
  4. Pour être mises en réseau, les ressources et les conversations ont besoin d’un certain degré d’ouverture. Cela peut mettre mal à l’aise… il est important de créer aussi des environnements plus sécurisés qui rassureront !
  5. Utiliser les systèmes ouverts de ressources éducatives dans la planification et la prestation de matériel didactique : des vidéos, des podcasts, des interviews, des jeux. De nombreuses ressources existent déjà pour ce type de contenu … et la liste s’allonge tous les jours.
  6. Si la classe est centrée sur un théoricien ou scientifique, au lieu de parler de lui, facilitez l’écoute directe à la source (conférence, visioconférence, conférence web, podcast …etc)
  7. Facilitez la recherche des ressources – exemple : citez quelques théoriciens et affichez-les sur votre blog pour de futures références de classe.
  8. Expérimentez différents outils et approches pédagogiques. Exemple : Visitez Second Life avec la classe. Créez des podcasts. Faire participer les apprenants. Les faire réfléchir sur les activités d’apprentissage.
  9. Fournissez aux apprenants les ressources qui permettront de continuer à nourrir leur apprentissage après que le cours soit terminé. Les orienter vers des blogs, des forums, des réseaux ning, ou d’autres collectivités et réseaux. Le contenu d’une discipline va changer. Quand les apprenants sont « branchés » à un réseau, ils ont l’occasion de se tenir au courant.
  10. Développez les compétences de l’apprenant à participer et à contribuer aux réseaux, méta-évaluez des compétences telles que l’authenticité de l’information … les encourager à développer des compétences conceptuelles – comme accepter l’ambiguïté et le fonctionnement dans un environnement incertain.
  11. Combinez les mondes et les expériences – exp : à l’Université du Manitoba, les 3e année ont écrit le texte du livre pour les étudiants de première année (Voir).
  12. Enrichissez les cours grâce à un réseau d’experts externes et d’autres apprenants (cycles supérieurs, les autres institutions).

Comparaison avec les autres théories de l’apprentissage

Voir la page consacrée à la comparaison des théories d’apprentissage.

Connectivisme et sociologie

Howard Bloom évoque dans Le cerveau global9, la « compulsion connective » qui serait la véritable loi fondamentale de l’évolution – une loi qui englobe et dépasse celle, non pas fausse mais limitative, de la « lutte pour la vie »(« struggle for life » darwinien), pour les superorganismes. Derrière le discours de Bloom s’esquisse finalement une définition du connectivisme : la compréhension de la vie comme un processus de gestion de l’information, en vue d’une complexification indéfinie des organisations qui encadrent l’entropie matériel, et ou la compulsion connective (instinct naturel et vital de connecter dans n’importe quel domaine, en premier lieu génétique) est vitale pour secréter du sens, et à notre niveau de l’intelligence.

Dans son discours sur les nouvelles technologies10, le philosophe Michel Serres s’interroge sur ce que ces nouvelles technologies apportent de nouveau. Parmi les éléments considérés, il ne retient que l’espace. Clive Thompson réfère aussi à l’espace quand il parle de l’extériorisation des « facultés cérébrales » ( intelligence collective, cerveau global )11. Ce que le Web apporte de nouveau, c’est aussi une intensité dans la mouvance et la convergence de l’information : un cerveau global évolué. Non seulement la triple synergie de l’instantanéité, de l’étendue et du volume de l’information modifie-t-elle la qualité intrinsèque de l’information, mais elle donne lieu à des idées qui autrement ne verraient jamais le jour.

Sur les problèmes soulevé Clive Thompson, Jamais Cascio propose une Singularité se basant sur l' »accès-libre » et serait une réponse aux risques à venir. Selon lui :

  • Les personnes qui ont embrassé la possibilité d’un grand bouleversement pour l’humanité dans un avenir proche (appelé parfois singularité) devraient s’occuper à rendre possible l’intégration globale des intérêts particuliers dans des systèmes ouverts, au moins autant qu’ils travaillent à rendre possible la singularité.12.
  • L’ouverture et la culture libre sont des choix de politique de société important pour l’avenir.

Les critiques du Connectivisme

Le Connectivisme a été accueilli par des critiques sur plusieurs fronts. Plon Verhagen a fait valoir que le Connectivisme n’est pas une théorie d’apprentissage, mais est plutôt une vue « pédagogique »13. Verhagen dit que les théories de l’apprentissage devraient porter sur le niveau d’instruction (comment les gens apprennent) mais le Connectivisme aborde au niveau du curriculum (ce qui est appris et pourquoi c’est appris). Bill Kerr estime que, bien que la technologie affecte l’environnement d’apprentissage, les théories de l’apprentissage existantes sont suffisantes selon lui14.

Il a également été noté que le Connectivisme peut être considéré comme une branche du constructivisme appelée constructivisme social .[Qui ?]

Voir aussi

Modèle:Wikiversity

Références

  1. a et b [http:// http://www.itdl.org/Journal/Jan_05/article01.htm%5D Connectivisme: Une théorie de l’apprentissage pour l’ère du numérique, International Journal of Instructional Technology and Distance Learning, Vol. 2 No. 1, Jan 2005
  2. Connectivisme: L’apprentissage en tant que Réseau-Creation, Learning Circuits, Novembre 2005
  3. a, b et c papier séminal sur Connectivisme
  4. [1] Foundations of Educational Theory for Online Learning], Mohamed Ally. Dans La théorie et la pratique de l’apprentissage en ligne, Terry Anderson, éd., Mai 2008
  5. George Siemens, Qu’est-ce que Connectivisme?, Septembre 12, 2009, licence
  6. ((Cite web | Downes = last | first = Stephen | authorlink = Stephen Downes |titre=Qu’est-ce Connectivisme Is | url = [2] | accessdate = 2009-01-28))
  7. ((Cite web | Siemens = last | first = George | authorlink = George coauthors Siemens | = Stephen Downes | titre = Connectivisme et connaissances connective | url = http://ltc.umanitoba.ca/connectivism/ | accessdate = 2009-01-28))
  8. ((Cite web | Siemens = last | first = George | authorlink = George Siemens | titre = MOOC ou Méga-Connectivisme cours | url = http: / / ltc.umanitoba.ca / Connectivisme /? p = 53 | accessdate = 2009-01-28))
  9. Howard Bloom, Le cerveau global. Paris: Le jardin des livres, 2004.
  10. Les nouvelles technologies, que nous apportent-elles ? Conférence, Michel Serres
  11. Wired : Your Outboard Brain Knows All), « In fact, the line between where my memory leaves off and Google picks up is getting blurrier by the second. Often when I’m talking on the phone, I hit Wikipedia and search engines to explore the subject at hand, harnessing the results to buttress my arguments. My point is that the cyborg future is here. Almost without noticing it, we’ve outsourced important peripheral brain functions to the silicon around us. » « En fait, la ligne entre l’endroit où ma mémoire s’arrête et Google devient de plus en plus floue chaque seconde. Souvent, quand je parle au téléphone, je recherche dans Wikipedia et dans des moteurs de recherche pour explorer le sujet « moi même », en rassemblant les résultats pour étayer mes arguments. Mon point de vue est que l’avenir cyborg est déjà ici. Presque sans nous en apercevoir, nous avons externalisé d’importantes fonctions cérébrales dans la silicone tout autour de nous »
  12. Openness and the Metaverse Singularity by Jamais Cascio, Originally presented at Singularity Summit 2007, September 8, 2007. Reprinted with permission on KurzweilAI.net November 7, 2007. « For me, the solution is clear. Trust depends upon transparency. Transparency, in turn, requires openness. We need an Open Singularity. » »Pour moi, la solution est claire. La confiance dépend de la transparence. La Transparence, à son tour, exige de l’ouverture. Nous avons besoin d’une singularité ouverte (et libre). »
  13. 20a% 20new Connectivisme 20theory.pdf%: une nouvelle théorie de l’apprentissage?, Plon Verhagen (Université de Twente), Novembre 2006
  14. -discontinuity.html qui discontinuité radicale?, Bill Kerr, Février 2007

Liens externes

George Siemens

La pensée complexe, la sémantique générale, méthode ooda

L’intelligence artificielle n’est pas si complexe que cela.

a) La pensée complexe est une notion introduite par Edgar Morin, qui exprime une forme de pensée acceptant les imbrications de chaque domaines de la pensée. C’est la pensée de « ce qui est tissé ensemble », qui relie, transdisciplinaire, le sens premier du terme complexe, qui ne doit pas ici être entendu au sens commun de ce qui est difficile d’accès à la compréhension.

b) La sémantique générale. est une logique de pensée non-aristotélicienne, élaborée par Alfred Korzybski après qu’il eut pris conscience, au cours de la première guerre mondiale, que les mécanismes de pensée qui avaient provoqué cette guerre reposaient sur les postulats de la logique d’Aristote1 (principe d’identité, de contradiction et du tiers-exclu), maintenant l’Occident mentalement emprisonné dans une logique du conflit. ( voir logique floue, reseau bayesien )

c) Boucle OODA L’idée de base est vaincre un ennemi et lui survivre avec quatre processus se chevauchant et s’interagissant : « Observe, Orient, Decide and Act » (« observer, s’orienter, décider et agir »).

Au contraire, la dérive de la signification du mot complexité dans la langage commun, selon Edgar Morin, est justement la preuve du problème posé par la science qui étudie les parties pour accéder a la connaissance de l’ensemble. Dans ce contexte, qui induit la méconnaissance des interactions, et de l’idée que « le tout est plus que la somme des parties », les liens interdisciplinaires relèvent de l’impensable et le mot complexité deviens synonyme d’inaccessible à la pensée.

Il convient davantage de parler de  » pensée complexe  » que de  » pensée critique « , puisque la pensée complexe englobe les trois modes de pensée : critique, créative et responsable. Les critères de la pensée critique sont les suivants : guidée par des critères particuliers, guidée par les procédures, autocorrectrice et sensible au contexte. Les critères de la pensée créative sont : guidée par des critères parfois contradictoires, heuristique, orientée davantage vers les résultats, auto-transcendante (synthétique); gouvernée par le contexte dans lequel elle apparaît 1. Quant à la pensée responsable, c’est une pensée qui présuppose une communication dialogique, une ouverture à l’autre et aux divergences et une volonté de changement 2.

La question est maintenant de savoir comment créer une  » culture de la pensée complexe « . Car le passage de la pensée simple (deviner, préférer, croire, ….) à la pensée complexe (proposer des hypothèses de solution, créer des relations, rechercher des critères, s’appuyer sur des justifications valides, s’autocorriger,…) n’advient que suite à un apprentissage systématique et requiert un environnement adéquat 3.

Sommaire

Histoire

La première formulation de la Pensée complexe date de 1982 dans le livre Science avec conscience(1982) d’Edgar Morin 4« le but de la recherche de méthode n’est pas de trouver un principe unitaire de toute connaissance, mais d’indiquer les émergences d’une pensée complexe, qui ne se réduit ni à la science, ni à la philosophie, mais qui permet leur intercommunication en opérant des boucles dialogiques. »

D’autres auteurs et scientifiques se sont alors emparés du concept de Pensée complexe.5

Définition d’Edgar Morin

Selon Edgar Morin, est complexe :

« ce qui ne peut se résumer en un maître mot, ce qui ne peut se ramener à une loi, ce qui ne peut se réduire à une idée simple.(…) Mais cette complexité ne conduit pas à l’élimination de la simplicité. Elle apparaît certes là où la pensée simplifiante défaille, mais elle intègre en elle tout ce qui met de l’ordre, de la clarté, de la distinction, de la précision dans la connaissance. Alors que la pensée simplifiante désintègre la complexité du réel, la pensée complexe intègre le plus possible les modes simplifiants de penser, mais refuse les conséquences mutilantes, réductrices, unidimensionalisantes et finalement aveuglantes d’une simplification qui se prend pour le reflet de ce qu’il y a de réel dans la réalité. »

Comme le souligne également Edgar Morin, il ne faut pas confondre complexité et complétude.

« La pensée complexe aspire à la connaissance multidimensionnelle. Mais elle sait au départ que la connaissance complète est impossible : un des axiomes de la complexité est l’impossibilité, même en théorie, d’une omniscience. (…) Mais [la complexité] porte aussi en son principe la reconnaissance des liens entre les entités que notre pensée doit nécessairement distinguer, mais non isoler les unes des autres. (…) Aussi la pensée complexe est animée par une tension permanente entre l’aspiration à un savoir non parcellaire, non cloisonné, non réducteur, et la reconnaissance de l’inachèvement et de l’incomplétude de toute connaissance. »

Enfin la définition d’Edgar Morin6 :

« Quand je parle de complexité, je me réfère au sens latin élémentaire du mot « complexus », « ce qui est tissé ensemble ». Les constituants sont différents, mais il faut voir comme dans une tapisserie la figure d’ensemble. Le vrai problème (de réforme de pensée) c’est que nous avons trop bien appris à séparer. Il faut mieux apprendre à relier. Relier, c’est-à-dire pas seulement établir bout à bout une connexion, mais établir une connexion qui se fasse en boucle. Du reste, dans le mot relier, il y a le « re », c’est le retour de la boucle sur elle-même. Or la boucle est autoproductive. A l’origine de la vie, il s’est créé une sorte de boucle, une sorte de machinerie naturelle qui revient sur elle-même et qui produit des éléments toujours plus divers qui vont créer un être complexe qui sera vivant. Le monde lui-même s’est autoproduit de façon très mystérieuse. La connaissance doit avoir aujourd’hui des instruments, des concepts fondamentaux qui permettront de relier.  »

Descriptions

Edgar Morin s’est attaché dans toute son œuvre à mettre en évidence la complexité du monde et de l’homme et à proposer une méthode pour la concevoir. Le terme de complexité est pris au sens de son étymologie « complexus » qui signifie « ce qui est tissé ensemble » dans un enchevêtrement d’entrelacements (plexus).

Edgar Morin invite à réformer la pensée et à entrer dans un paradigme de complexité ou encore à se doter d’une épistémologie complexe.

Dans le court article « Pour une réforme de la pensée », il explique ce qu’il entend par la « pensée de la complexité » :

« La pensée de la complexité se présente (…) comme un édifice à plusieurs étages. La base est formée à partir de la théorie de l’information, de la cybernétique et de la théorie des systèmes et comporte les outils nécessaires pour une théorie de l’organisation. Vient ensuite un deuxième étage avec les idées de John von Neumann, Heinz von Foerster, Henri Atlan et Ilya Prigogine sur l’auto-organisation. À cet édifice, j’ai voulu apporter des éléments supplémentaires, notamment, trois principes que sont le principe dialogique, le principe de récursion et le principe hologrammatique. »

La théorie de l’information permet selon Edgar Morin « d’entrer dans un univers où il y a à la fois de l’ordre (la redondance) et du désordre (le bruit) – et d’en extraire du nouveau, c’est-à-dire l’information elle-même, qui devient alors organisatrice (programmatrice) d’une machine cybernétique. L’information qui indique, par exemple, le vainqueur d’une bataille, résout une incertitude ; celle qui annonce la mort subite d’un tyran apporte l’inattendu, en même temps que la nouveauté. »

De la cybernétique, Edgar Morin retient l’idée de rétroaction, introduite par Norbert Wiener, qui « rompt avec le principe de causalité linéaire en introduisant celui de boucle causale ». Il explique que « la boucle de rétroaction (appelée feed-back) joue le rôle d’un mécanisme amplificateur, par exemple, dans la situation de la montée aux extrêmes d’un conflit armé. La violence d’un protagoniste entraîne une réaction violente qui, à son tour, entraîne une réaction encore plus violente. De telles rétroactions, inflationnistes ou stabilisatrices, sont légion dans les phénomènes économiques, sociaux, politiques ou psychologiques. »

La théorie des systèmes jette selon Edgar Morin « les bases d’une pensée de l’organisation » et « la première leçon systémique est que « le tout est plus que la somme des parties » ». Cela signifie explique-t-il « qu’il existe des qualités émergentes, c’est-à-dire qui naissent de l’organisation d’un tout, et qui peuvent rétroagir sur les parties ». En outre, il note que « le tout est également moins que la somme des parties car les parties peuvent avoir des qualités qui sont inhibées par l’organisation de l’ensemble ».

Sur la base du concept d’ auto-organisation développé notamment par John von Neumann, Heinz von Foerster, Henri Atlan et Ilya Prigogine, Edgar Morin appelle l’auto-éco-organisation la capacité d’un système à être autonome et à interagir avec son environnement. Par exemple, il remarque que « l’être vivant (…) est assez autonome pour puiser de l’énergie dans son environnement, et même d’en extraire des informations et d’en intégrer de l’organisation ».

Le principe dialogique explique Edgar Morin « unit deux principes ou notions antagonistes, qui apparemment devraient se repousser l’un l’autre, mais qui sont indissociables et indispensables pour comprendre une même réalité ». Le phénomène de la dualité onde-corpuscule l’illustre selon lui. Il cite Blaise Pascal qui dit : « Le contraire d’une vérité n’est pas l’erreur, mais une vérité contraire » ou encore Bohr : « Le contraire d’une vérité triviale est une erreur stupide, mais le contraire d’une vérité profonde est toujours une autre vérité profonde. » Le problème est selon lui « d’unir des notions antagonistes pour penser les processus organisateurs et créateurs dans le monde complexe de la vie et de l’histoire humaine ».

Le principe de récursion organisationnelle va selon Edgar Morin « au-delà du principe de la rétroaction (feed-back) ; il dépasse la notion de régulation pour celle d’autoproduction et auto-organisation. C’est une boucle génératrice dans laquelle les produits et les effets sont eux-mêmes producteurs et causateurs de ce qui les produit. Ainsi, nous individus, sommes les produits d’un système de reproduction issu du fond des âges, mais ce système ne peut se reproduire que si nous-mêmes en devenons les producteurs en nous accouplant. Les individus humains produisent la société dans et par leurs interactions, mais la société, en tant que tout émergeant, produit l’humanité de ces individus en leur apportant le langage et la culture. »

Le troisième principe « hologrammatique », explique-t-il enfin, « met en évidence cet apparent paradoxe de certains systèmes où non seulement la partie est dans le tout, mais le tout est dans la partie : la totalité du patrimoine génétique est présent dans chaque cellule individuelle. De la même façon, l’individu est une partie de la société, mais la société est présente dans chaque individu en tant que tout, à travers son langage, sa culture, ses normes. »

Le tiers inclus

La logique classique est basée sur l’axiome d’identité (A est A), l’axiome de non contradiction (A n’est pas non-A) et l’axiome du tiers exclu (il n’existe pas un troisième terme qui est à la fois A et non-A).

Le tiers inclus est l’axiome dialogique (par exemple onde et corpuscule en physique quantique) rendu possible uniquement par l’existence de différents niveaux de réalité, dans la complexité. Mais cette logique du tiers inclus n’abolit pas, selon Basarab Nicolescu, celle du tiers exclu : « elle restreint seulement son domaine de validité à des situations simples, comme la circulation des voitures sur une autoroute : personne ne songe à introduire, sur une autoroute, un troisième sens par rapport au sens permis et au sens interdit. En revanche, la logique du tiers exclu est nocive dans les cas complexes, comme le domaine social ou politique. Elle agit dans ces cas comme une véritable logique d’exclusion : le bien ou le mal, la droite ou la gauche, les blancs ou les noirs, etc.  »

Selon Edgar Morin le tiers inclus est une transgression logique nécessaire, inséparable du principe dialogique. Cela veut dire que le même comporte en lui son propre antagonisme, sa propre multiplicité: « je suis moi et je ne suis pas moi ». Quand nous disons, par exemple: « je parle », le moi parle, comme sujet conscient. En même temps, il y a toute une machinerie qui fonctionne dans nos cerveaux et dans nos corps, ce dont nous sommes inconscient. Il y a aussi à travers nous une culture qui parle, une « machine causante », un nous qui parle à travers cette machine. Il y a de l’anonyme, du ça qui parle. Cela veut donc dire que le principe d’identité est, en fait, complexe. Il comporte de l’hétérogénéité et de la pluralité dans l’unité. En ce sens, le principe du tiers inclus signifie que l’on peut être Même et Autre. On échappe par là à toute alternative disjonctive. Grâce au principe du tiers inclus on peut considérer et relier des thèmes qui devraient apparemment s’exclure ou être antagonistes.7

Le principe du tiers exclu de la logique classique constitue un puissant garde-fou. Il ne faut l’abandonner que lorsque la complexité du problème rencontré ou/et la vérification empirique oblige(nt) à l’abandonner. On ne peut abolir le tiers exclu; on doit l’infléchir en fonction de la complexité. Disons en défi: le tiers doit être exclu ou inclus selon la simplicité ou la complexité rencontrées, et, là même où il y a complexité, selon l’examen segmentaire, fractionnel, analytique, ou selon la globalité de la formulation complexe. Le champ du tiers exclu vaut peut-être pour les cas simples. Mais le dialogique est à l’oeuvre partout où il y a complexité. Car le dialogique est précisément le tiers inclus.8

Apprendre la pensée complexe

Les Sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur est un livre gratuit d’Edgar Morin, qui offre une réflexion stimulante et des modèles sur ce que devrait être un enseignement adapté à la complexité du monde nouveau. Ainsi, une approche transdisciplinaire est indispensable pour saisir les problèmes dans leur globalité. Il faut rassembler des savoirs dispersés dans chaque discipline pour « enseigner la condition humaine et l’identité terrienne ».

Voir aussi

Références

  1. Lipman, M. (1995). Good Thinking. Inquiry, XV (2), p.37-41
  2. Lipman, M. (1996). The role of distributed thinking in preparing teachers to teach for reasoning. Communication présentée au colloque North American Association for Community of Inquiry (NAACI), Oaxaca: Mexique, Avril.
  3. Lipman, M. (1991). Thinking in education. Cambridge, MA: Cambridge University Press.
  4. Science avec conscience, 1982, Edgar Morin
  5. bibliographie
  6. 2 – Edgar Morin, La stratégie de reliance pour l’intelligence de la complexité, in Revue Internationale de Systémique, vol 9, N° 2, 1995.
  7. La pensée complexe : Antidote pour les pensées uniques, Entretien avec Edgar Morin, p258
  8. La pensée complexe : Antidote pour les pensées uniques, Entretien avec Edgar Morin, p258

Bibliographie

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  • Daniel, M -F, Lafortune, L., Pallascio, R., Sykes, P (1996). Les aventures mathématiques de Mathilde et David; Rencontre avec le monde des sciences; Philosopher sur les mathématiques et les sciences. Québec: Le Loup de gouttière.
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  • Lipman, M. (1995). A l’école de la pensée. Bruxelles: De Boeck.
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  • Vygotsky, L. (1962/1984). Thought and language (trans. E. Hanfmann, G. Vakar). Cambridge: The M.I.T. Press.
  • Zeichner, K. and B. Tabachnick. (1991). Reflections on reflective teaching. In B.Tabachnich and K. Zeichner (dirs.) Issues and practices in inquiru-oriented teacher education (pp. 1-21). London: Falmer Press.

Liens internes

‘Opposé’ en partie à :

Auteurs :

Liens Externes

Les 20 champs de la Réalité augmentée : Savoir tout et Savoir tout faire, en temps réel : libérons et partageons tous les savoir faire

EN COUR D’ECRITURE

Apple is just a fruit

« Par système de réalité augmentée, on entend un système (au sens informatique) qui rend possible la superposition d’un modèle virtuel 3D ou 2D à la perception que nous avons naturellement de la réalité et ceci en temps réel. Ce système peut aussi bien s’appliquer à la perception visuelle (superposition d’image virtuelle aux images réelles) qu’aux perceptions tactiles ou auditives ».

La réalité augmentée vous permet de tout savoir, et de savoir tout faire en temps réel. Vous voulez opérer comme un médecin , reconnaitre toutes les plantes médicinales dans la nature, les champignons, vous voulez reconnaitre n’importe qui dans la rue, parler toutes les langues, résoudre des problèmes mathématiques les plus complexes, etc ( l’éducation elle pourrait se faire dans des univers simulés : une vie entière en quelques secondes ca vous dit ? éducation ? formatage ? spectacle ? Prison ?)

Et puis : voir a distance ce qu’une personne voit
aider des personnes a distance, avoir des actions et mouvement lors des taches, ou pourquoi pas lors de combats et pourquoi pas prendre le controle ou encore
DE quoi détruire encore plus de travail, c’est tout à fait inéluctable, c’est systémique ( vous savez vraiment ce que ca veut dire systémique ? non ? est ce que vous aurait le temps de l’apprendre, de le comprendre ? )

D’abord le matériel : smartphone ou smartphone + lunettes augmentées ( et elle sont jolies en plus ), et bientot nanorobot + cornée artificielle ( Hello robot : l’android c’est vous )

Je prend 1% des bénéfices par ans :  des lunettes augmentées en verre écran translucide

Traduction et compréhension des langues

Parler et comprendre toutes les langues : plus besoin d’apprendre, ni de traducteur

Voyage

  • Wikitude drive (site) gps en réalité augmentée ( iPhone, Android, and Symbian )
  • Wikitude Worlds (site) gps touristique en réalité augmentée ( iPhone, Android, and Symbian )
  • Voir aussi : voiture automatique et sans chauffeur
Pensez (mobile) applications de réalité augmentée qui sont basés sur la localisation centrée, guider les touristes sur leurs vacances, en enrichissant l’expérience qu’ils subissent.
Un système qui est déjà construit, appelé Wikitude n’est que le début, ils envisagent de créer une communauté, dont les membres peuvent ajouter des informations à la base de données.Les possibilités pour le monde Voyage sont immenses, que ce soit pour les applications mobiles de réalité augmentée ou dans des institutions culturelles comme les musées qui enrichissent le passé avec la Réalité Augmentée.
Voir openstreetmap pour des cartes libre, également installable sur smartphone et gps : la réalité augmentée en mode open source et libre : c’est comme wikipedia , ca fait des miracles


Medical

Augmented Reality for Army Medics in New Plan

Reconnaitre feuilles et plantes (et plantes médicinales )


Leafsnap

  • Avec une 20 aine de plantes médicinale pour soigner tout vos maux et vivre vieux mieux et heureux
  • Ça ne serait pas LIBÉRAL d’interdire aux gens de se soigner.
  • Une économie et un système obligé de créer des problèmes pour donner du travail et répartir la monnaie pour enfin peut être les résoudre : vous CROYEZ VRAIMENT QUE ÇA VA DURER ? Vous croyez vraiment que c’est SAIN ? Non c’est la nef des fous. La réalité est éternelle et le temps est aboli.


Augmented reality medical app

Voir articles sur tous les nouveaux appareil médical miniature , et pas chère ( 15 euro ) : accessible pour tous : pour tester toutes les maladies et avoir son labo portatif. Il y a pas que les africains qui en ont besoin mais tout le monde acceptez votre inutilité


applications de réalité augmentée peut être et sera large dans le domaine médical / monde de la chirurgie, les outils que les médecins de l’aide et le soutien pendant la chirurgie. D’autres applications sont axées sur la simulation des interventions et la pratique.


Entretien et réparation ( le savoir faire du « faire » concret )
Ces domaines vont certainement bénéficier des applications de réalité augmentée, avoir des informations sur la mécanique, l’ingénierie et techniques d’autres aideront la personne à mieux faire son travail et plus efficace.

L’éducation , et formation ( du savoir faire plus abstrait )


L’utilisation de la réalité augmentée dans l’éducation sera TRÈS importante dans les années à venir, par exemple la biologie, arts, histoire, physique, etc.

En fait : il existe des applications actuellement pour aider les personnes à distances … cela existe également dans la réalité augmentée. En fait : il y a par exemple sur amazon mecanical turk des personnes payées pour aider des handicapés a se déplacer etc etc …

iPhone app lets the blind see through the crowd’s eyes


Cela peut être fait dans l’éducation et la formation, à distance en continue et en temps réel. Comme ci dessus des logiciels peuvent déjà aider à réaliser des taches : une fois faites vous savez le refaire, c’est le principe d’exister d’être et de savoir faire : partageons le savoir faire : c’est inévitable.


Fabrication


Pensez (mobile) applications de réalité augmentée qui renseignent l’utilisateur sur une base en temps réel quelles mesures doivent être prises dans leur processus.


Détaillants


Pensez (mobile) applications de réalité augmentée qui enrichissent l’expérience d’achat et les augmentations de la marque dans son perceivement. L’application la plus connue dans ce domaine est la Réalité Augmentée Zugara de Motion Capture & Shopping App que vous pouvez voir ci-dessous.
Une autre application est celle par Holition qui peut être utilisé comme un outil de marketing et comme un magasin attention grabber-in. Une autre application est similaire à celle de créer un catalogue qui les consommateurs peuvent regarder à travers à la maison avec une meilleure perspective sur le produit.

Il existe de nombreuses possibilités en ce qui concerne la RFID, Near Field Communications (NFC) et de détail où l’identification des produits est rendue possible. L’information peut être demandé en fonction des paramètres personnalisés qui permettront de personnaliser l’expérience et d’accroître encore la pertinence.


Éditions


Pensez (mobile) applications de réalité augmentée qui interagit avec le contenu et donc en prise avec les lecteurs d’une manière plus intense.
L’autre côté est également intéressant, mettre personnages et l’histoire du livre à vivre avec des ajouts de Réalité Augmentée.


Marketing et publicité


Pensez (mobile) applications de réalité augmentée qui permettent de marketing interactif et des campagnes publicitaires. Marqueurs dans les magazines qui ouvrent la magie – AR partie de l’annonce.

Loisirs, Jeux & Jouets
Ces trois domaines ont beaucoup d’intérêt et d’attention par la Réalité Augmentée.
Jetez un oeil à quelques-uns des exemples:



Militaire
applications de réalité augmentée peut suffire de l’armée de plusieurs façons, comme peut être vu dans la vidéo, il peut vous aider à planifier l’intervention. Un autre domaine dans l’armée est d’améliorer la formation des soldats. Mettre l’accent sur l’ennemi et faire avancer le processus.


Nagivation
Ayant la boussole intégrée, les applications de navigation sont plus évidents que sont explorées et développées.
Des exemples sont:

* TNT – points à l’utilisateur de la boutique la plus proche TNT.

* ING Wegwijzer – points à l’utilisateur de l’appareil le plus proche ATM d’ING.
(Néerlandais)

* De navigation automobile portables


Lancements de produits
Améliorer les lancements de produits en étant capable de voir les différents modèles, différentes couleurs et différents types de taille réelle, si nécessaire.
Selon le type de produit, il peut être démontré dans son utilisation et de l’environnement qui permettra de créer une meilleure compréhension parmi le public.


Présentations
Selon la compagnie, il peut se présenter d’une façon innovatrice en temps réel.
Au cours de salons vous pourrez vous divertir vos visiteurs plus longtemps, leur offrir une expérience qu’ils n’oublieront pas. Donnez-leur les possibilités d’en faire l’expérience à la maison de nouveau.
Pensez (mobile) des applications de réalité augmentée qui vous permet de marquer le monde autour de vous. Tout comme Wikitude, mais plus générale ou peut-être un peu plus niches, selon l’application et de concentration.

Marquage et d’information



Interior Design
applications de réalité augmentée qui permettent de visualiser la pièce et peut avoir une vue plus complète de celui-ci, de test avec toutes sortes de meubles et d’avoir un retour direct, que ce soit dans un magasin ou à la maison, pensez IKEA par exemple.


Architecture
Augmented Reality applications qui permettent de visualiser l’immeuble et peut avoir une vue plus complète de celui-ci.
De nouveaux projets qui sont encore à construire, peut donner un aperçu des perspectives sur leur maison possible.


Real Estate
L’exemple le plus connu est l’application Funda réalité augmentée développé avec Layar, le premier navigateur mobile de réalité augmentée.

Que les autres champs peuvent être potentiellement adapté pour des applications de réalité augmentée?
Y at-il des applications dans les domaines susmentionnés qu’il faut connaître?

Metaverse one

10 applications concrètes de la Réalité Augmentée

DARPA using holographic goggles as an interface for directing UAV attacks

Du libre échange à l’éducation libre, et inversement

À la lecture du premier bilan de Cyrille sur les dix premiers jours d’existence du Planet-Éducalibre, bilan plus que mitigé et même quelque peu désabusé, j’avais commencé à rédiger le mien mais mon déménagement et quelques autres tracas quotidiens en ont retardé la rédaction. La tournure prise par l’article n’a plus grand chose à voir avec ce que l’on attend d’un bilan. Il s’agit davantage d’une réflexion plus globale sur la liberté des échanges par le réseau et la révolution numérique qui tarde à s’inscrire dans les pratiques éducatives. Et bien au-delà…

À ce jour, à voir le peu de sites/blogs agrégés et de demandes en instance de traitement, on peut, comme Cyrille l’a fait, se demander si la mutualisation des contenus pédagogiques ou le partage des connaissances via le réseau, est ou non une réelle préoccupation en milieu éducatif.

— Pour le dire franchement, non. Je crois même plutôt que cette rareté est le signe d’une profonde inquiétude. Pourquoi ? Pour Cyrille, l’une des raisons principales est le corps enseignant : les enseignants eux-mêmes « ne sont pas capables de travailler avec les nouveaux outils. » Au quotidien, je peux faire exactement le même constat : « Quand je vois que mes collègues font encore leur montage à la photocopieuse, que certaines ont encore l’intégralité de leurs cours […] manuscrits… » Et le photocopieur en portera encore longtemps les stigmates (colle, blanco…).

La petite poignée de geeks que l’on trouve, çà et là, dans les établissements scolaires, parle une langue étrangère. Ce sont des martiens, comme le dit Cyrille. En réalité, tous ces geeks appartiennent déjà à une autre humanité, une humanité qui vient d’être accouchée, comme l’a dit quelque part le philosophe Michel Serres. Et cet enfantement est si douloureux que le monde de l’éducation ne peut pas encore pleinement légitimer cette naissance. Parce qu’au fond, ce nouveau-né est un monstre qui l’ inquiète bien plus qu’il n’y paraît. On peut le comprendre…

Cette réticence serait-elle d’ordre générationnel ? Peut-être bien mais pour partie seulement.

En réalité, l’homme numérique est en avant de ce vieux monde de l’éducation et de la politique. Les geeks ne sont plus dans la cour de récréation. Il y a belle lurette qu’ils jouent, avec leurs gadgets, sur la scène du théâtre de l’imaginaire collectif. Il y a bien longtemps, en effet, que ces monstres, que l’on donne volontiers pour des asociaux, ne vivent plus dans les marges de la société légale. Et pour cause, ils en ont redéfini les frontières. C’est cela qu’il faudrait appeler la fracture numérique, pour reprendre une notion si chère à nos hommes politiques.

Ces pirates modernes sont en train de déconstruire les anciennes représentations de l’esprit humain pour les réintégrer au réel par des phénomènes qui semblent, aux yeux de beaucoup, aberrants de virtualité. Mais il n’en est rien. Le cybermonde est un tissu solide qui n’a nul besoin des autorités en poste pour s’annexer progressivement des pans entiers de la connaissance.

Les élites ont ici une large part de responsabilité. Mes déboires avec le rectorat de Mayotte en offrent une belle illustration. Nos dirigeants freinent le développement technologique et n’ont tout simplement par pris la mesure de la révolution à laquelle ils assistent, ahuris, effrayés qu’ils sont de la perte de contrôle qui s’opère à leur corps défendant. Leurs difficultés à légiférer sur le numérique en offrent un exemple criant. Que dire de cette volonté de moraliser le réseau… sinon que la représentation numérique qui l’anime est incompatible avec le cybermonde.

L’invention de l’ordinateur, cet objet extraordinairement universel, provoque un profond bouleversement. La déflagration, bien que sourde encore, est d’une brutalité inouïe. C’est bel et bien une révolution tout aussi fondamentale que l’invention de l’écriture et celle de l’imprimerie, une révolution culturelle et cognitive, pratique et langagière, qui est en train de s’accomplir.

Cette révolution n’a pas encore gagné l’enseignement — je ne parle pas, bien évidemment, des machines qui ont fait leur apparition dans les établissements scolaires. Pour le dire autrement, l’apparition de l’ordinateur en milieu scolaire n’a pas encore grandement changé l’ordre pédagogique tout simplement parce que le monde de l’éducation (les autorités autant que les enseignants) n’a pas encore pleinement pris la mesure du bouleversement que son arrivée est en train de provoquer. Les enseignants se battent, bec et ongles, pour conserver leurs prérogatives, il en va de la survie même de la profession. Et, de ce point de vue, ils n’ont pas tort de craindre ce changement qui devrait mettre au clou, petit-à-petit, un mode d’enseignement médiéval. Ce remplacement sera très certainement très long mais il se fera.

Avec l’ordinateur, nous assistons à un changement de support qui implique lui-même un changement dans les structures de l’enseignement. Le support ne dépend pas de la pédagogie, c’est l’inverse, c’est à la pédagogie de s’adapter à la révolution numérique. Tôt ou tard, le monde éducatif devra enregistrer l’obsolescence du support papier et adapter la pédagogie au numérique.

Jusqu’alors notre économie du savoir était basée sur la rareté et la cherté des supports, l’une étant souvent la conséquence de l’autre. Avec le numérique, une nouvelle manière d’appréhender le savoir est en train de naître. Ce ne sont pas seulement des méthodes d’apprentissage qui sont appelées à changer. Cette mutation est bien plus profonde. C’est la tête humaine qui change fondamentalement, comme elle a changé avec l’invention de l’écriture et celle de l’imprimerie. Des pans entiers du savoir sont en train de s’effriter. Nous n’avons plus besoin de ces bêtes de foire de type « mnémotechnique ». Ce type de fonctionnement intellectuel est devenu grotesque au regard des capacités de restitution de la machine. Montaigne ne disait rien d’autre : une tête bien faite plutôt qu’une tête bien pleine.

Pour autant, aujourd’hui encore, se former ou s’instruire, c’est aller à l’école, au lycée, à l’université… formation qui peut ressembler, à Mayotte par exemple, comme dans bien des endroits du monde, à un parcours du combattant pour accéder aux sources jaillissantes de la connaissance. Ce qui ne semble pas émouvoir, outre mesure, les acteurs du monde de l’éducation. Distance spatiale ou géographique mais aussi sociale. Rendez-vous compte qu’ici, à Mayotte, on loue les manuels 50 € par an ! Quand on sait que le SMIC à Mayotte est inférieur de 63% à celui de la métropole et que le revenu annuel des ménages était de 9 337 € en 2005 contre 29 696 € en France métropolitaine

Ce changement profond dans notre rapport à la connaissance provoqué par les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) est en train de redéfinir l’espace même du savoir qui a toujours été conçu comme un lieu concentrationnaire, de la bibliothèque à la salle de cours. Un espace jusqu’alors réservé qui devient inutile. L’une des grandes nouveautés du cybermonde c’est précisément de ne plus avoir à se déplacer pour avoir accès au savoir… le savoir vient à nous via le réseau.

Avec le réseau, tout le savoir est, potentiellement, disponible pour tous et partout. Plus de besoin de se déplacer, plus besoin de l’acheter. Une fois que l’information circule, il n’y plus de rareté possible, plus de sanctuaires. Le réseau est un lieu de la révélation.

Sur le réseau, le pirate, comme on se plaît à le nommer dans les médias et chez les politiques, est le pirate de la liberté et de la vérité, celui qui révèle tout à tout le monde, celui qui s’attaque à la rareté, à la cherté et au secret.

Ces pirates de la liberté mettent le savoir en réseau, lieu de la non-rareté à l’opposé de l’économie du savoir construite patiemment par l’industrie culturelle, avec la caution du monde éducatif et celle du monde politique. Et l’on comprend aisément l’intérêt partagé par ces acteurs de l’économie de la rareté à faire obstacle à cette libre diffusion de la connaissance et de la culture… garder les privilèges que leur accorde leur position sociale.

Il est inévitable, avec le réseau, que tout le savoir soit en libre accès. La connaissance n’appartient plus désormais à des lieux réservés et protégés, des espaces de rareté et cherté, des supports obsolètes. Le savoir et la culture sont en train de se recomposer en un océan numérique dans lequel la société toute entière se baigne, se perd aussi et se noie parfois.

Aujourd’hui, la rareté résulte de la densité de l’information qui circule sur le réseau. La maîtrise de cette masse énorme (au sens étymologique, hors normes) exige des capacités de traitement et d’analyse différentes : fureter, répertorier, confronter, classer… pour découvrir les informations et les connaissances les plus fiables.

Les craintes de Cyrille sont fondées. Il est certain que cette nouvelle manière d’échanger la connaissance et la culture, cette disponibilité et cette densité de l’information, bouleverse le jeu démocratique et les règles capitalistes qui ont permis à quelques-uns de se bâtir des châteaux en Espagne tout en s’appropriant ce trésor de l’humanité accumulé de génération en génération. Mais est-ce là l’aspect fondamental de la révolution numérique en marche ?

— non. Ces acteurs « traditionnels » devront suivre le sens de la marche ou disparaître.

À l’heure du réseau, la Grande Bibliothèque, les magasins culturels autant que les salles de cours telles qu’elles sont encore organisées, ne sont plus que des vestiges, la survivance d’un monde concentrationnaire qui se meurt.

Source

Professeurs ne soyez plus un frein, PARTAGEZ : Des Ressources éducatives libres

 

Où télécharger l’encyclopédie Wikipédia vers son ordinateur

Solutions faciles et libres :

  • Okawix (complet et paramétrable) : logiciel de consultation de l’intégralité des projets de la Fondation, dans toutes les langues, facile d’utilisation. Vous pourrez trouver également le wiki ubuntu, et d’autres.

Universités et communautés pédagogiques

Ressources éducatives libres dans le monde francophone ?

Généraliste :

  • Wikiversité, projet de la Wikimedia Foundation (comme Wikipédia), est un espace pédagogique virtuel communautaire, collaboratif, libre et gratuit, pour les études et pour la recherche.
  • Wikibooks, est un projet de création et de diffusion de ressources pédagogiques libres.

Mathématique :

  • Sesamath : les mathématiques pour tous.
  • Khan academy.org : 1800 vidéo de cour de math (anglais) (licence CC BY SA, mais video sur youtube) : juste un exemple des projets d’éducation, Khan Académy : c’est un homme participe à l’évolution de l’éducation libre.
  • Le groupe CK-12 ( CC BY NC SA)

Médecine :

  • Medpedia : wiki collaboratif sur la médecine, et ou des questions peuvent également être posées aux autres participants, et docteurs : en associations avec des universités. (seulement en anglais) FIXME Identifier la licence.

Ressources pédagogiques

Science sociale :

Technologie :

Rapport de stage sous licence libre :

Livres libres sur les solutions open source (informatique)

La notion de ressource éducative sur Internet s’entend au sens large, que ce soit un texte, un exercice, une image, une vidéo, une séquence complète … L’idée principale est d’utiliser une ressource pour enseigner ou apprendre… Il s’agit donc autant du matériel de base pour l’enseignant pour préparer ses interventions, que du matériel que l’apprenant va vouloir s’approprier, peut être en le modifiant, en le partageant avec d’autres, en l’incluant dans un projet.

L’association Creative Commons a fait le choix depuis un an de promouvoir les Ressources Éducatives Libres (REL). Leur blog regorge donc d’informations intéressantes sur le sujet. L’article ci-dessous en est un bon exemple. Il montre l’intérêt d’utiliser et de développer des REL. En présentant des exemples et des outils existants, il montre que chacun à son niveau peut les adopter.

Le choix des options de la licence Creative Commons est ainsi souligné au travers de la possibilité d’adaptation de la ressource et surtout de traduction. Quand on connait la prééminence de l’anglais, cette option est particulièrement intéressante, que ce soit pour récupérer des ressources en anglais, ou pour diffuser les productions francophones.

Quant à l’actualité chez nous, que ce soient les débats sur la limites annoncées aux enseignants pour partager leurs documents et donc de les diffuser, ou sur les droits d’utilisation donnés aux apprenants (qu’on les appelle élèves, étudiants, autodidacte ou autre), elle nous pousse à nous informer sur d’autres pratiques offertes à tous ceux qui veulent partager le savoir.

Si l’article ci-dessous vous convainc de l’intérêt de telles licences, envisagez la plus ouverte possible par défaut : « Pourquoi privilégier la licence Creative Commons Paternité (CC BY) dans l’éducation ? ». Dans un esprit d’ouverture, elle permettra le plus de liberté possible à la communauté.

Ainsi, grâce à la licence adossée à l’article ci-dessous, comme le fait souvent Framablog, il est tout à fait normal que je vous en propose la traduction/adaptation.

Le seul bémol serait que les préoccupations des américains, si elles sont globalement les mêmes que nous, sont néanmoins suffisamment différentes pour mériter un débat complémentaire.

Titre initial : Do Open Educational Resources Increase Efficiency?

Timothy Vollmer, Septembre 9th, 2010 (article original en anglais http://creativecommons.org/weblog/entry/23110 licence CC-paternité 3.0)

Une des questions que l’on peut se poser à propos des Ressources Educatives Libres (REL) est de savoir si elles « améliorent vraiment l’efficacité ? » Creative Commons a travaillé avec de nombreux innovateurs utilisateurs des REL, et leurs témoignages nous donnent une réponse positive.. Nous avons pensé qu’il serait utile de recueillir des liens vers certains de ces exemples. Après avoir lu cet article, vos témoignages et exemples montrant la façon dont CC-REL (REL publiées avec des licences CC) a permis peut augmenter l’efficacité des enseignants, étudiants et autodidactes, seront les bienvenus au travers d’un commentaire (NDT : mieux, en anglais sur le billet original). Notez bien que l’augmentation de l’efficacité n’est que l’un des avantages des REL.

La négociation des autorisations sur le web

En général, la licence CC accroît l’efficacité globale des REL, car elle permet de clarifier les droits des utilisateurs et des responsabilités dès le départ. Le droit d’auteur protège les auteurs d’œuvres originales avec un ensemble de droits pour une période de temps déterminée. En règle générale, un travail ne peut être ni partagé ni adapté sans l’autorisation du titulaire des droits. Les matériaux qui restent sous droits réservés obligent un utilisateur potentiel de demander une autorisation particulière, même si ce n’était pas dans l’intention de l’auteur original. L’obtention de telles autorisations est généralement long, difficile et coûteux, surtout si on travaille sur un document composite. Une des raisons qui ont conduit à la création des licences dites Creative Commons est justement de résoudre ces problèmes d’autorisation, en permettant en premier lieu à l’auteur de signifier les libertés qu’il veut associer à ses œuvres. Creative Commons aide ainsi à réduire les coûts associés à l’utilisation et au partage de la créativité sur Internet.

Pour les enseignants qui veulent partager leur matériel, si les droits de l’utilisateur final ne sont pas clairs, les ressources seront moins utilisés, voire pas du tout. Pour permettre des utilisations créatives, innovantes, légales et des remix de ressources pédagogiques, la clarté est essentielle. Les licences Creative Commons sont spécifiquement conçues pour être faciles à appliquer et simple pour les créateurs et les utilisateurs à comprendre.

La mention est volontairement écrite dans un langage non technique, complétée par quelques icônes universelles, pour la rendre facilement compréhensible par les enseignants et les élèves, et pour leur permettre de comprendre immédiatement comment ils peuvent utiliser les ressources éducatives. Le texte juridique associé a été vérifié par une équipe mondiale d’experts. Le tout est complété par une information codée qui facilite le référencement permettant la recherche et la découverte du contenu éducatif via les moteurs de recherche comme Google, Yahoo!, Exalead, et d’autres.

Recherche et découverte

Pouvoir retrouver en ligne des contenus éducatifs de qualité est l’un des défis majeurs pour les enseignants et les étudiants. L’objet d’une licence REL est de les aider à trouver un contenu qu’ils savent pouvoir utiliser, personnaliser, et partager. De nombreux services de recherche existants permettent de filtrer les recherches en prenant en compte les informations de licence pour trouver des contenus avec les autorisations souhaitées. La prise en compte des informations sur les licences CC est intégré dans des sites tels que Google, Yahoo!, Flickr, Fotopedia, Jamendo, Blip.tv, Vimeo, Open Clip Art Library, et Wikimedia Commons. D’autres sites abritent (ou référencent) des ressources éducatives libres : Connexions, CK-12, Flat World Knowledge, Curriki, OER Commons, et d’autres. (NDT : en France, on pourra alimenter le wiki : http://www.sites-cc.infini.fr/index.php/Education )

Traductions et accessibilité

Publier des matériaux sous forme de REL, avec une licence qui permet la création d’œuvres dérivées (i.e. toutes les licences Creative Commons qui ne contiennent pas la mention « Pas de Modification (ND ou No Derivatives en anglais l’autorisent) augmentent leur efficacité. De telles REL peuvent en effet être traduites dans d’autres langues et modifiées vers d’autres formats, tels que ceux pour l’affichage sur les appareils mobiles, beaucoup plus facilement que les documents publiés avec les droits d’auteurs classiques « tous droits réservés ». Ainsi l’initiative MIT OpenCourseWare utilise la licence Creative Commons « Paternité-Partage des Conditions Initiales à l’Identique-Pas d’utilisation commerciale » (BY-NC-SA ). Près de 800 cours de cette initiative ont été traduits dans d’autres langues, et cela sans avoir besoin de demander l’autorisation au détenteur des droits d’auteur.

Bookshare est la plus grande bibliothèque mondiale en ligne accessible aux personnes soufrant d’un handicap de lecture. Bookshare a reçu une subvention du département américain de l’éducation visant à créer les premières versions accessibles des manuels numériques libres. La loi du copyright américain autorise en effet certaines entités autorisées à faire des copies de livres accessibles et en autorise l’accès à certaines personnes handicapées d’accéder à ces versions contrôlés. Mais si cet accès est extrêmement important, l’exception est limitée. Elle ne s’applique pas pour les utilisateurs en dehors des États-Unis. Des manuels libres sont particulièrement intéressants s’ils sont publiés sous une licence qui permet la création d’œuvres dérivées, parce qu’ils peuvent alors être plus facilement convertis en des formats accessibles, comme l’audio et le braille. Aucune autorisation, ni coût de redevance supplémentaires ne sont alors nécessaire pour réaliser ces adaptations.

Personnalisation et diffusion

Les REL peuvent accroître l’efficacité des enseignants, car ils peuvent être personnalisés, facilement mis à jour, et souvent développés de manière plus économique. Chuck Severance, un professeur associé à l’Université de Michigan au sein de l’école en technologies de l’information, a pu publier un manuel en 11 jours, en remixant un livre existant. Le livre remixé Python pour l’informatique: à la découverte de l’information, est basé sur livre à licence libre Pensez Python: comment penser comme un Ingénieur en Informatique. Les étudiants epuvent profiter à la Bibliothèque de l’Université de la « Machine Expresso Book » qui permet d’imprimer à la demande des copies pour environ 10 $. Python pour l’informatique est disponible sous la licence Creative Commons « Paternité-Partage des Conditions Initiales à l’Identique »(BY-SA).

Flat World Knowledge est un éditeur de manuels scolaires commercial qui intègre les licences Creative Commons au cœur de son modèle d’affaires (NDT : LeManuelScolaire ou Sésamath en font autant en France). Flat World Knowledge offre ainsi un accès en ligne à leurs livres gratuit et personnalisable à ses livres (NDT : idem pour nos éditeurs français), au travers d’une licence Creative Commons « Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Partage des Conditions Initiales à l’Identique » (BY-NC-SA). Si les utilisateurs veulent une copie papier du livre, ils peuvent la commander, en général pour moins de 50 $. Flat World Knowledge est compétitif par rapport aux éditeurs traditionnels depuis le début, autant pour le recrutement d’auteurs de qualité, pour les évaluations par les pairs, que pour l’édition de contenu professionnel (NDT : pas très sûr de la traduction, mais l’idée doit être correcte).

Flat World Knowledge a récemment relaté que 800 universités utilisent leurs manuels cette année, permettant à 150.000 étudiants d’économiser 12 millions de dollars en frais de manuels scolaires. Le prix du matériel éducatif, en particulier les manuels scolaires, est en effet une préoccupation croissante pour les étudiants et leurs familles (NDT : beaucoup plus net aux USA qu’en France). Selon une étude largement citée du GAO datant de 2005, le prix des manuels universitaires a augmenté deux fois plus vite que le taux d’inflation au cours des 20 dernières années ; le Groupe de recherche d’intérêt public sur les étudiants (PIRGs) suggèrent une augmentation plus proche d’un facteur 4 sur à peu près la même période.

Au cours de l’été 2007, le Ministère de l’Éducation Virginia a fait le constat que son manuel de physique était obsolète – il n’était pas à jour et n’intégrait pas d’informations sur les les dernières avancées scientifiques. Avec divers intervenants issus à la fois des secteurs public et privé, le secrétariat de la technologie et de l’éducation a élaboré un manuel de physique libre sous licence Creative Commons « Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Partage des Conditions Initiales à l’Identique » (BY-NC-SA). Les objectifs du projet de développement de ce manuels ont été :

  • de fournir à tous les professeurs de physique des textes à jour incluant les sujets émergents,
  • de créer une base de données pour regrouper les contenus ;
  • de déterminer comment la valeur du livre pourrait être mesurée ;
  • d’explorer si la démarche pouvait être étendue à d’autres domaines.

Le livre a été développé et remis aux étudiants dans les six mois, soit 6 à 10 fois plus rapidement que les 3 à 5 ans habituellement prévus pour élaborer un recueil similaire selon un modèle traditionnel.

En résumé

L’Internet et les technologies numériques ont transformé la façon dont les gens apprennent. Les ressources éducatives ne sont plus statiques et rares, mais adaptables et largement disponibles, permettant aux institutions d’enseignement, aux enseignants et aux apprenants de les utiliser de manière active, de les réutiliser et de les partager. Les REL permettent aux enseignants et aux élèves de trouver le contenu qu’ils savent pouvoir utiliser, remixer, et partager de manière légale. Les REL aident à résoudre les problèmes liés à la langue et l’accessibilité, et permettent aux enseignants d’adapter des contenus pertinents pour les apprenants, et ainsi soutenir un apprentissage individualisé pour les élèves. S’engager dans la communauté mondiale des REL permet d’économiser du temps et de l’argent. Cet article a présenté quelques exemples montrant que les ressources éducatives libres contribuent à accroître l’efficacité. N’hésitez pas à fournir d’autres exemples en commentaires de cet article, ou à ajouter des projets dans les études de cas du site de Creative Commons.

PS à l’issue de la traduction :

Traduire un texte s’avère plus difficile que je ne le pensais. La formulation, la construction des phrases, les exemples donnés sont autant d’écueils. Ainsi le résultat donne un coté un peu rigide qui ne me convient pas complètement. Je tire donc un coup de chapeau particulier à l’équipe de Framablog qui s’attèle si souvent à cette tâche et avec quel talent !

Si j’adhère à l’organisation de l’argumentaire, je trouve qu’une refonte pour l’adapter au contexte francophone sera plus intéressante. Il me semble néanmoins que l’état actuel mérite d’être diffusé, en guise d’étape.

 

Un message qui ne va pas plaire avant de d’expliquer les ressources éducatives libre, c’est justement ce que l’on ne veux pas voir qu’il faut REGARDER : Le temps qu’un professeur passe à corriger ses copies : qu’il le passe à faire quelque chose de constructif plutôt. Si vos tests étaient sur ordinateur : vous n’auriez pas besoin de corriger !!!!!!!!!!

Et si vous partagiez vos astuces et vos cours ensembles, vous pourriez construire quelque chose d’encore plus grand !!!!!!!!!!

Arrêtez de chercher à montrer que votre travail est utile, arrêtez de chercher à vous occuper,  tout ce qui est répétitif peut et doit être fait par des machines. La singularité est l’inutilité de tout et pour tous. Arrêtez de perdre du TEMPS, accepter l’inutilité de tout.

Actuellement 90% de ce dont est utile à un diplômé de l’enseignement supérieur il l’apprend lui même pas en cour, en dehors des cours, pas dans vos cours pas dans ce type de cours …

L’éducation ? comme garderie ? Comme prison ? Vous êtes des matons … et vous êtes inutiles … il n’y a plus de PRISON

Education : les professeurs sont inutiles, et nuisible à la croissance et libération des esprits ( la créativité )

Ken Robinson : L’inflation des diplomes, et de la classe moyenne, et L’école tue la créativité

Il ne suffit pas de savoir parler , écrire et lire, pour AVOIR UNE CONSCIENCE

La plus grande des leçons que les professeurs oublient toujours : l’erreur est partout, la rectitude est un danger, ce que la machine à professer considère comme erreur est l’anti conformisme de la pensée, l’erreur est l’ouverture vers autre chose : l’ouverture VOILA CE DONT ON A POURTANT ABSOLUMENT BESOIN

Que m’importe les règles : la vie est un brouillon, la vie c’est de l’art

Education : les professeurs sont inutiles, et nuisible à la croissance et libération des esprits ( la créativité )

Reprenons : pourquoi faut il des gens qui professent au XXI eme siècle ?
  • pour donner du travail ?
  • Mais on se rend compte que : ce que ces professeurs professent est en décalage avec la réalité … on éduque sur la technologie ( sur le quels ces professeurs ont été formé ) : par exemple électronique ou informatique : mais la réalité c’est qu’il n’y a plus de travail d’électronique ou de réel informatique en france : il y a du service, du tertiaire ( c’est un autre composant du problème sociétal, et de la croissance molle, sans oublier que le tertiaire disparait également par la technologie ).
  • QU’est ce que professer en terme cybernétique ? Fournir des informations, des frameworks, des méthodes, des workflow
  • Est ce qu’ un professeur est nécessaire, en tant que personne physique ? non
  • Est que l’on peut éduquer un individu avec une conscience évolué dans un système virtuel : j’ai bien peur que oui.
  • N’oubliez pas que la singularité est également une simulation, un entrainement : pour un plus haut niveau de conscience. ( on l’espère ).

L’éducation est une institution disciplinaire

C’est inscrit dans le comportement humain : un professeur qui a l’ascendant sur des élèves qu’ils soient compétent ou pas du tout ( voir moins que rien ) : va DOMINER , va tendre a la domination, au modelage centralisé des consciences
Alors que c’est tout l’inverse qu’il faut aujourd’hui.
NOUS N’AVONS PAS BESOIN D’ENFANT COPIE : nous n’avons pas besoin de futur ouvrier technicien obéissant et suivant des règles … NOUS N’AVONS PAS BESOIN D’HOMME/MACHINE. La vision de l’éducation de l’ère industrielle doit disparaitre, et continuer en avant.
Il faut de la coopération, il faut de la communication, il faut de la philosophie , de la spiritualité basique zen.
Vous voyez : dans ce cadre de formation totalement diffèrent, ou l’individu est dans le réseau et non dans une pyramide de soumission : le professeur n’est pas l’élément central.
Et les grands thématiques langues, histoires mathématiques : NE SERVENT PLUS A RIEN … AUJOURD’HUI ET A L’AVENIR
  • Ce qui augmente la conscience est nécessaire mais très peu d’adulte, ou nos manitous en sont pourvu : alors au mieux on va faire de la morale d’antan, c’est moins risqué que faire de la VÉRITABLE PHILOSOPHIE ( et non de l’étude des philosophes en philosophie terminale, de la philosophie mieux que rien, pour se donner bonne conscience,  comme le feraient nos professeurs de français sur un texte ) : et peut être que l’outil informatique s’y pretera beaucoup mieux, à rome les professeurs n’avaient pas 30 mioches à éduquer. Philosophie – dans la PRATIQUE , la sociologie,
  • Ce qui augmente les capacités au matérialisme ontologique, l’existentialisme
  • Ce qui augmente les capacité cognitives
  • Ce qui augmente les capacités des prises du pouvoir sur le réel : physique, TECHNIQUE
  • The T Model: A framework for learning, work, personal growth and non-linear career progression | Max Marmer SAVE | SHARE

    In the T Model you alternate between a broad, horizontal phase and a deep, vertical phase, (though it’s actually an upside-down T because starting with the horizontal phase is a must) . In the broad, horizontal phase the goal is to try as many things as possible, and in small doses to maximize variety. You want to continue experimenting until you find many things you are passionate about and also accumulate many reference frames to better categorize and make sense of new experiences and information.