La nef des fous : de la lutte des classes aveugle, à la conscience

Le court-métrage complet en VOst français: La nef des fous

La Nef des fous – Wikipédia

La nef des fous est une allégorie de la folie humaine, de sa quête perpétuelle, aveugle : vous les fous, vous êtes sur un bateau et vous ne vous entendez pas les uns les autres et vous ne comprenez pas ou va ce bateau : ce qui est plus important que la somme de vos folies séparée.

Séparer les individualités pour mieux régner, créer des peurs par la stratégie du choc pour monopoliser le média de connerie, et vos cerveaux débiles avec: pour vous empêcher de formuler les bonnes interrogations, et les BONS ACTES QUI DOIVENT S’EN SUIVRE

CELUI QUI NE SAIT PAS DÉFINIR LE PROBLÈME N’EST PAS PRÊT DE LE RÉGLER

Le rêve des lumières prend fin : nous avons atteins nos objectifs. Laissons l’enfer au passé.

POUR NE PAS ÊTRE FOU : définissez moi une société, en PAIX, ou les individus et la vie en général serait libre et en vie, et capable d’échanger : d’être des consciences/ définissez moi le politique, l’économique.

NOUS SOMME TOUS DANS LE MÊME BATEAU : NOS SORTS SONT LIES , ET RIEN N’Y CHANGERA

Quelqu’un vous dit : ceci mène nulle part, apprenons a vivre en paix avec les autres, et avec nous même qu’est-ce que vous répondez ?


« la définition de la FOLIE c’est faire la même chose à plusieurs reprises encore et encore et s’attendre à des résultats différents  »  Albert Einstein … La nef des fous … toujours plus de croissance, prédire le plein emploi alors qu’on détruit tout , absolument tous les êtres humains … prédire encore plus de croissance dans des computronium : alors que la réalité elle-même de la croissance signifie la totale destruction des êtres humains, CORPS ET ESPRITS : TOUS INUTILES.

Vous devez changer de direction, ou fuir

FUIR C’est prendre la tangente, prendre la tangente maintenant, à l’instant T

L’ART DU BOYCOTT DE LONGUE DURéE

LES GENS CREVENT DE FAIM, DE VIOLENCE, DE STRESS, DE MEURTRISSURE, DANS LES PAYS RICHES : C’EST UN GENOCIDE et C’est Votre REALITE : C’est un problème de partage, la production est là


Théodore John Kaczynski
LA NEF DES FOUS

fable sur la société industrielle et son avenir

Il était une fois un navire commandé par un capitaine et des seconds, si vaniteux de leur habileté à la manoeuvre, si pleins d’hybris et tellement imbus d’eux-mêmes, qu’ils en devinrent fous. Ils mirent le cap au nord, naviguèrent si loin qu’ils rencontrèrent des icebergs et des morceaux de banquise, mais continuèrent de naviguer plein nord, dans des eaux de plus en plus périlleuses, dans le seul but de se procurer des occasions d’exploits maritimes toujours plus brillants.

Le bateau atteignant des latitudes de plus en plus élevées, les passagers et l’équipage étaient de moins en moins à l’aise. Ils commençèrent à se quereller et à se plaindre de leurs conditions de vie.

— Que le diable m’emporte, dit un matelot de deuxième classe, si ce n’est le pire voyage que j’aie jamais fait. Le pont est luisant de glace. Quand je suis de vigie, le vent transperce ma veste comme un couteau ; chaque fois que je fais prendre un ris à la voile de misaine, il s’en faut vraiment de peu que je me gèle les doigts ; et pour cela, tout ce que je gagne, ce sont cinq misérables shillings par mois !

— Vous pensez que vous vous faites avoir ! dit une passagère, Moi, je n’arrive pas à fermer l’oeil de la nuit à cause du froid. Sur ce bateau, les dames n’ont pas autant de couvertures que les hommes. Ce n’est pas juste !

Un marin mexicain fit chorus :

— Chingado ! Je ne gagne que la moitié du salaire d’un marin anglo-saxon. Pour tenir le coup avec ce climat, il nous faut une nourriture abondante et je n’ai pas ma part ; les Anglo-Saxons en reçoivent plus. Et le pire de tout, c’est que les officiers me donnent toujours les ordres en anglais au lieu de le faire en espagnol.

— J’ai plus de raisons de me plaindre que qui que ce soit, dit un marin indien. Si les Visages Pâles n’avaient pas volé la terre de mes ancêtres, je ne me serais jamais trouvé sur ce navire, ici, au milieu des icebergs et des vents arctiques. Je serais simplement dans un canoë, en train de pagayer sur un joli lac paisible. Je mérite un dédommagement. Pour le moins, le capitaine devrait me laisser organiser des parties de dés, afin que je puisse me faire un peu d’argent.

Le maître d’équipage dit ce qu’il avait à dire, sans mâcher ses mots :

— Hier, le premier second m’a traité de tapette parce que je suce des bites. J’ai le droit de sucer des bites sans que l’on me donne des surnoms pour autant.

— Les humains ne sont pas les seules créatures que l’on maltraite sur ce bateau, lança, la voix tremblante d’indignation, une passagère amie des animaux. La semaine dernière, j’ai vu le deuxième second donner à deux reprises des coups de pied au chien du navire !

L’un des passagers était professeur d’université. Tout en se tordant les mains, il s’exclama :

— Tout cela est affreux ! C’est immoral ! C’est du racisme, du sexisme, du spécisme, de l’homophobie et de l’exploitation de la classe ouvrière ! C’est de la discrimination ! Nous devons obtenir la justice sociale : un salaire égal pour le marin mexicain, des salaires plus élevés pour tous les marins, un dédommagement pour l’Indien, un nombre égal de couvertures pour les dames, la reconnaissance du droit à sucer des bites et plus de coups de pied au chien !

— Oui, oui ! crièrent les passagers. Oui, oui ! cria l’équipage. C’est de la discrimination ! Nous devons exiger nos droits !

Le mousse se racla la gorge :

— Hem. Vous avez tous de bonnes raisons de vous plaindre. Mais il me semble que ce qui est vraiment urgent c’est de virer de bord et de mettre le cap au sud, car si nous continuons d’aller vers le nord, nous sommes sûrs de faire naufrage tôt ou tard, et alors vos salaires, vos couvertures et votre droit à sucer des bites ne vous serviront à rien, car nous serons tous noyés.

Mais personne ne lui prêta la moindre attention : ce n’était que le mousse.

De leur poste situé sur la dunette, le capitaine et les officiers avaient regardé et écouté cette scène. A présent, ils souriaient et se faisaient des clins d’oeil, puis, obéissant à un signe du capitaine, le troisième second descendit de la dunette. Il se dirigea nonchalamment vers l’endroit où les passagers et l’équipage étaient rassemblés et se fraya un chemin parmi eux. Il prit un air très sérieux et parla en ces termes :

— Nous, les officiers, devons admettre que des choses vraiment inexcusables se sont passées sur ce navire. Nous n’avions pas compris à quel point la situation était mauvaise avant d’avoir entendu vos plaintes. Nous sommes des hommes de bonne volonté et entendons être justes avec vous. Mais — il faut bien le dire — le capitaine est plutôt conservateur et routinier, et il faudrait peut-être le pousser un petit peu pour qu’il se décide à des changements importants. Mon opinion personnelle est que si vous protestez énergiquement — mais toujours de manière pacifique et sans violer aucun article du règlement de ce navire — cela secouerait l’inertie du capitaine et le forcerait à se pencher sur les problèmes dont vous vous plaignez à si juste titre.

Ceci ayant été dit, il retourna à la dunette. Comme il repartait, les passagers et l’équipage lui lancèrent des épithètes :

— Modéré ! Réformiste ! Libéral hypocrite ! Valet du capitaine ! Ils firent pourtant ce qu’il avait dit.

Ils se regroupèrent en masse devant la dunette, hurlèrent des insultes aux officiers et exigèrent leurs droits :

— Je veux un salaire supérieur et de meilleures conditions de travail, dit le deuxième classe.

— Le même nombre de couvertures que les hommes, dit la passagère.

— J’exige de recevoir mes ordres en espagnol, dit le marin mexicain.

— J’exige le droit d’organiser des parties de dés, dit le marin indien.

— Je refuse d’être traité de tapette, dit le maître d’équipage.

— Qu’on ne donne plus de coups de pied au chien, dit l’amie des animaux.

— La révolution tout de suite ! s’écria le professeur.

Le capitaine et les officiers se réunirent et conférèrent pendant quelques minutes tout en se faisant des clins d’oeil, des signes de tête et des sourires. Puis le capitaine se rendit à l’avant de la dunette et, avec force démonstration de bienveillance, il annonça que le salaire du deuxième classe serait porté à six shillings par mois, que celui du Mexicain serait égal aux deux-tiers de celui d’un marin anglo-saxon et qu’on lui donnerait en espagnol l’ordre de faire prendre un ris à la voile de misaine, que les passagères recevraient une couverture supplémentaire, qu’on permettrait au marin indien d’organiser des parties de dés les samedis soirs, qu’on ne traiterait plus le maître d’équipage de tapette tant qu’il ferait ses pipes dans la plus stricte intimité, et que l’on ne donnerait plus de coups de pied au chien, sauf s’il faisait quelque-chose de vraiment vilain, comme voler de la nourriture dans la cuisine par exemple.

Les passagers et l’équipage célébrèrent ces concessions comme une grande victoire, mais le lendemain ils étaient de nouveau mécontents.

— Six shillings par mois, c’est un salaire de misère, et je me gèle toujours les doigts quand je fais prendre un ris à la voile de misaine ! grognait le deuxième classe.

— Je n’ai toujours pas le même salaire que les Anglo-Saxons ni assez à manger pour ce climat, dit le marin mexicain.

— Nous, les femmes, n’avons toujours pas assez de couvertures pour nous tenir au chaud, dit la passagère. Tous les autres membres de l’équipage et les passagers formulèrent des plaintes similaires, encouragés par le professeur.

Quand ils eurent terminé, le mousse prit la parole — cette fois plus fort, de manière à ce que les autres ne puissent plus l’ignorer aussi facilement.

— C’est vraiment terrible que l’on donne des coups de pied au chien parce qu’il a volé un peu de pain dans la cuisine, que les femmes n’aient pas autant de couvertures que les hommes, que le deuxième classe se gèle les doigts, et je ne vois pas pourquoi le maître d’équipage ne pourrait pas sucer des bites s’il en a envie. Mais regardez comme les icebergs sont gros à présent et comme le vent souffle de plus en plus fort. Nous devons virer de bord et mettre le cap au sud, car si nous continuons vers le nord nous allons faire naufrage et nous noyer.

— Oh oui, dit le maître d’équipage, Il est tout à fait affreux de continuer vers le nord. Mais pourquoi devrais-je rester confiné dans les toilettes pour sucer des bites ? Pourquoi devrais-je être traité de tapette ? Ne suis-je pas aussi bien que n’importe qui ?

— Naviguer vers le nord est terrible, dit la passagère, Mais ne voyez-vous pas que c’est exactement la raison pour laquelle les femmes ont besoin de davantage de couvertures afin de se maintenir au chaud ? J’exige le même nombre de couverture pour les femmes, immédiatement !

— C’est tout à fait vrai, dit le professeur, que naviguer vers le nord nous impose à tous de grandes épreuves. Mais il ne serait pas réaliste de changer de route pour aller au sud. On ne peut pas remonter le cours du temps. Nous devons trouver un moyen raisonnable de gérer la situation.

— Ecoutez, dit le mousse, si nous laissons les quatre fous de la dunette agir à leur guise, nous allons tous nous noyer. Si jamais nous mettons le navire hors de danger, alors nous pourrons nous inquiéter des conditions de travail, des couvertures pour les femmes et du droit à sucer des bites. Mais nous devons commencer par virer de bord. Si quelques-uns d’entre nous se réunissent, élaborent un plan et font preuve d’un peu de courage, nous pourrons nous sauver. Nous n’aurions pas besoin d’être nombreux — six ou huit, cela suffirait. Nous pourrions lancer une charge contre la dunette, balancer ces fous par-dessus bord et tourner la barre du navire vers le sud.

Le professeur releva le nez et dit d’un ton sévère :

— Je ne crois pas à la violence, c’est immoral.

— Il n’est jamais éthique d’utiliser la violence, dit le maître d’équipage.

— La violence me terrifie, dit la passagère.

Le capitaine et les officiers avaient regardé et écouté toute la scène. A un signe du capitaine le troisième second descendit sur le pont. Il circula parmi les passagers et l’équipage en leur disant qu’il restait beaucoup de problèmes sur le navire.

— Nous avons fait beaucoup de progrès, dit-il, mais il reste beaucoup à faire. Les conditions de travail du deuxième classe restent dures, le Mexicain n’a toujours pas le même salaire que les Anglo-Saxons, les femmes n’ont pas encore autant de couvertures que les hommes, les parties de dés du samedi soir de l’Indien sont un dédommagement dérisoire par rapport à la perte de ses terres, il n’est pas juste que le maître d’équipage doive rester confiné dans les toilettes pour sucer des bites, et le chien continue de recevoir des coups de pieds de temps en temps. Je pense que le capitaine a encore besoin qu’on le pousse. Il serait utile que vous organisiez tous une autre manifestation — pourvu qu’elle reste non-violente.

Comme il retournait à la poupe, les passager et l’équipage lui lancèrent des insultes, mais ils firent néanmoins ce qu’il avait dit et se réunirent en face de la dunette pour une autre manifestation. Ils fulminèrent, s’emportèrent, montrèrent les poings et lancèrent même un oeuf pourri sur le capitaine (qui l’évita habilement).

Après avoir écouté leurs plaintes, le capitaine et les officiers se réunirent pour une conférence où ils se firent des clins d’oeil et de larges sourires. Puis le capitaine alla à l’avant de la dunette et annonça qu’on allait donner des gants au deuxième classe afin qu’il ait les doigts au chaud, que le marin mexicain allait recevoir un salaire égal aux trois-quarts de celui des Anglo-Saxons, que les femmes allaient recevoir une autre couverture, que le marin indien allait pouvoir organiser des parties de dés tous les samedi et dimanche soirs, qu’on allait permettre au maître d’équipage de sucer des bites en public dès la tombée de la nuit, et que personne ne pourrait donner des coups de pied au chien sans une permission spéciale du capitaine.

Les passagers et l’équipage s’extasièrent devant cette grande victoire révolutionnaire, mais dès le lendemain matin, ils étaient de nouveau mécontents et commencèrent à maugréer toujours à propos des mêmes problèmes.

Cette fois le mousse se mit en colère :

— Bande d’imbéciles ! cria-t-il, Vous ne voyez pas ce que le capitaine et les officiers sont en train de faire ? Ils vous occupent l’esprit avec vos réclamations dérisoires — les couvertures, les salaires, les coups de pied au chien, etc. — et ainsi vous ne réfléchissez pas à ce qui ne va vraiment pas sur ce navire : il fonce toujours plus vers le nord et nous allons tous sombrer. Si seulement quelques-uns d’entre vous revenaient à la raison, se réunissaient et attaquaient la dunette, nous pourrions virer de bord et sauver nos vies. Mais vous ne faites rien d’autre que de geindre à propos de petits problèmes mesquins, comme les conditions de travail, les parties de dés et le droit de sucer des bites.

Ces propos révoltèrent les passagers et l’équipage.

— Mesquin !! s’exclama le Mexicain, Vous trouvez raisonnable que je ne recoive que les trois-quarts du salaire d’un marin anglo-saxon ? ça, c’est mesquin ?!

— Comment pouvez-vous qualifier mes griefs de dérisoires ? s’écria le maître d’équipage, Vous ne savez pas à quel point c’est humiliant d’être traité de tapette ?

— Donner des coups de pied au chien n’est pas un «petit problème mesquin» ! hurla l’amie des animaux, c’est un acte insensible, cruel et brutal !

— Bon, d’accord, répondit le mousse, Ces problèmes ne sont ni mesquins, ni dérisoires. Donner des coups de pied au chien est un acte cruel et brutal, et se faire traiter de tapette est humiliant. Mais comparées à notre vrai problème – le fait que le navire continue vers le nord – vos réclamations sont mineures et insignifiantes, parce que si nous ne virons pas bientôt de bord, nous allons tous sombrer avec le navire.

— Fasciste ! dit le professeur.

— Contre-révolutionnaire ! s’écria la passagère.

Et l’un après l’autre, tous les passagers et membres de l’équipage firent chorus, traitant le mousse de fasciste et de contre-révolutionnaire. Ils le repoussèrent et se remirent à maugréer à propos des salaires, des couvertures à donner aux femmes, du droit de sucer des bites et de la manière dont on traitait le chien.

Le navire continua sa route vers le nord, au bout d’un moment il fut broyé entre deux icebergs. Tout le monde se noya.

Théodore J. Kaczynski

Octobre 1999.
— 4 —
SHIP OF FOOLS
by Ted Kaczynski
To be published by OFF! Magazine, a zine produced by students
at SUNY Binghamton and edited by Tim La Pietra.
Once upon a time, the captain and the mates of a ship grew so vain of their sea-
manship, so full of hubris and so impressed with themselves, that they went mad. They
turned the ship north and sailed until they met with icebergs and dangerous floes, and
they kept sailing north into more and more perilous waters, solely in order to give
themselves opportunities to perform ever-more-brilliant feats of seamanship.
As the ship reached higher and higher latitudes, the passengers and crew became
increasingly uncomfortable. They began quarreling among themselves and complai-
ning of the conditions under which they lived.
“Shiver me timbers,” said an able seaman, “if this ain’t the worst voyage I’ve ever
been on. The deck is slick with ice; when I’m on lookout the wind cuts through me jac-
ket like a knife; every time I reef the foresail I blamed-near freeze me fingers; and all
I get for it is a miserable five shillings a month!”
“You think you have it bad!” said a lady passenger. “I can’t sleep at night for the
cold. Ladies on this ship don’t get as many blankets as the men. It isn’t fair!”
A Mexican sailor chimed in: “¡Chingado! I’m only getting half the wages of the
Anglo seamen. We need plenty of food to keep us warm in this climate, and I’m not get-
ting my share; the Anglos get more. And the worst of it is that the mates always give
me orders in English instead of Spanish.”
“I have more reason to complain than anybody,” said an American Indian sailor.
“If the palefaces hadn’t robbed me of my ancestral lands, I wouldn’t even be on this
ship, here among the icebergs and arctic winds. I would just be paddling a canoe on a
nice, placid lake. I deserve compensation. At the very least, the captain should let me
run a crap game so that I can make some money.”
The bosun spoke up: “Yesterday the first mate called me a ‘fruit’ just because I
suck cocks. I have a right to suck cocks without being called names for it!”
It’s not only humans who are mistreated on this ship,” interjected an animal-lover
among the passengers, her voice quivering with indignation. “Why, last week I saw the
second mate kick the ship’s dog twice!”
One of the passengers was a college professor. Wringing his hands he exclai-
med,“All this is just awful! It’s immoral! It’s racism, sexism, speciesism, homophobia,
and exploitation of the working class! It’s discrimination! We must have social justice:
Equal wages for the Mexican sailor, higher wages for all sailors, compensation for the
Indian, equal blankets for the ladies, a guaranteed right to suck cocks, and no more kic-
king the dog!”
“Yes, yes!” shouted the passengers. “Aye-aye!” shouted the crew. “It’s discrimina-
tion! We have to demand our rights!”
The cabin boy cleared his throat.
— 1 —
“Ahem. You all have good reasons to complain. But it seems to me that what we
really have to do is get this ship turned around and headed back south, because if we
keep going north we’re sure to be wrecked sooner or later, and then your wages, your
blankets, and your right to suck cocks won’t do you any good, because we’ll all drown.”
But no one paid any attention to him, because he was only the cabin boy.
The captain and the mates, from their station on the poop deck, had been watch-
ing and listening. Now they smiled and winked at one another, and at a gesture from
the captain the third mate came down from the poop deck, sauntered over to where the
passengers and crew were gathered, and shouldered his way in amongst them. He put
a very serious expression on his face and spoke thusly:
“We officers have to admit that some really inexcusable things have been happe-
ning on this ship. We hadn’t realized how bad the situation was until we heard your
complaints. We are men of good will and want to do right by you. But – well – the cap-
tain is rather conservative and set in his ways, and may have to be prodded a bit befo-
re he’ll make any substantial changes. My personal opinion is that if you protest vigo-
rously – but always peacefully and without violating any of the ship’s rules – you would
shake the captain out of his inertia and force him to address the problems of which you
so justly complain.”
Having said this, the third mate headed back toward the poop deck.As he went,
the passengers and crew called after him, “Moderate! Reformer! Goody-liberal!
Captain’s stooge!” But they nevertheless did as he said.
They gathered in a body before the poop deck, shouted insults at the officers, and
demanded their rights: “I want higher wages and better working conditions,” cried the
able seaman. “Equal blankets for women,” cried the lady passenger. “I want to receive
my orders in Spanish,” cried the Mexican sailor.“I want the right to run a crap game,”
cried the Indian sailor. “I don’t want to be called a fruit,” cried the bosun. “No more kic-
king the dog,” cried the animal lover. “Revolution now,” cried the professor.
The captain and the mates huddled together and conferred for several minutes,
winking, nodding and smiling at one another all the while. Then the captain stepped
to the front of the poop deck and, with a great show of benevolence, announced that the
able seaman’s wages would be raised to six shillings a month; the Mexican sailor’s
wages would be raised to two-thirds the wages of an Anglo seaman, and the order to
reef the foresail would be given in Spanish; lady passengers would receive one more
blanket; the Indian sailor would be allowed to run a crap game on Saturday nights; the
bosun wouldn’t be called a fruit as long as he kept his cocksucking strictly private; and
the dog wouldn’t be kicked unless he did something really naughty, such as stealing
food from the galley.
The passengers and crew celebrated these concessions as a great victory, but the
next morning, they were again feeling dissatisfied.
“Six shillings a month is a pittance, and I still freeze me fingers when I reef the
foresail,” grumbled the able seaman. “I’m still not getting the same wages as the
Anglos, or enough food for this climate,” said the Mexican sailor. “We women still don’t
have enough blankets to keep us warm,” said the lady passenger. The other crewmen
and passengers voiced similar complaints, and the professor egged them on.
When they were done, the cabin boy spoke up – louder this time so that the others
could not easily ignore him:
“It’s really terrible that the dog gets kicked for stealing a bit of bread from the gal-
ley, and that women don’t have equal blankets, and that the able seaman gets his fin-
— 2 —
gers frozen; and I don’t see why the bosun shouldn’t suck cocks if he wants to. But look
how thick the icebergs are now, and how the wind blows harder and harder! We’ve got
to turn this ship back toward the south, because if we keep going north we’ll be wrec-
ked and drowned.”
“Oh yes,” said the bosun, “It’s just so awful that we keep heading north. But why
should I have to keep cocksucking in the closet? Why should I be called a fruit? Ain’t I
as good as everyone else?”
“Sailing north is terrible,” said the lady passenger. “But don’t you see? That’s
exactly why women need more blankets to keep them warm. I demand equal blankets
for women now!”
“It’s quite true,” said the professor, “that sailing to the north imposes great hard-
ships on all of us. But changing course toward the south would be unrealistic. You can’t
turn back the clock. We must find a mature way of dealing with the situation.”
“Look,” said the cabin boy, “If we let those four madmen up on the poop deck have
their way, we’ll all be drowned. If we ever get the ship out of danger, then we can worry
about working conditions, blankets for women, and the right to suck cocks. But first
we’ve got to get this vessel turned around. If a few of us get together, make a plan, and
show some courage, we can save ourselves. It wouldn’t take many of us – six or eight
would do. We could charge the poop, chuck those lunatics overboard, and turn the ship
to the south.”
The professor elevated his nose and said sternly, “I don’t believe in violence. It’s
immoral.”
“It’s unethical ever to use violence,” said the bosun.
“I’m terrified of violence,” said the lady passenger.
The captain and the mates had been watching and listening all the while. At a
signal from the captain, the third mate stepped down to the main deck. He went about
among the passengers and crew, telling them that there were still many problems on
the ship.
“We have made much progress,” he said, “But much remains to be done. Working
conditions for the able seaman are still hard, the Mexican still isn’t getting the same
wages as the Anglos, the women still don’t have quite as many blankets as the men, the
Indian’s Saturday-night crap game is a paltry compensation for his lost lands, it’s
unfair to the bosun that he has to keep his cocksucking in the closet, and the dog still
gets kicked at times. I think the captain needs to be prodded again. It would help if you
all would put on another protest – as long as it remains nonviolent.”
As the third mate walked back toward the stern, the passengers and the crew
shouted insults after him, but they nevertheless did what he said and gathered in front
of the poop deck for another protest. They ranted and raved and brandished their fists,
and they even threw a rotten egg at the captain (which he skillfully dodged).
After hearing their complaints, the captain and the mates huddled for a confe-
rence, during which they winked and grinned broadly at one another. Then the captain
stepped to the front of the poop deck and announced that the able seaman would be
given gloves to keep his fingers warm, the Mexican sailor would receive wages equal to
three-fourths the wages of an Anglo seaman, the women would receive yet another
blanket, the Indian sailor could run a crap game on Saturday and Sunday nights, the
bosun would be allowed to suck cocks publicly after dark, and no one could kick the dog
without special permission from the captain.
The passengers and crew were ecstatic over this great revolutionary victory, but
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by the next morning they were again feeling dissatisfied and began grumbling about
the same old hardships.
The cabin boy this time was getting angry.
“You damn fools!” he shouted. “Don’t you see what the captain and the mates are
doing? They’re keeping you occupied with your trivial grievances about blankets and
wages and the dog being kicked so that you won’t think about what is really wrong with
this ship –– that it’s getting farther and farther to the north and we’re all going to be
drowned. If just a few of you would come to your senses, get together, and charge the
poop deck, we could turn this ship around and save ourselves. But all you do is whine
about petty little issues like working conditions and crap games and the right to suck
cocks.”
The passengers and the crew were incensed.
“Petty!!” cried the Mexican, “Do you think it’s reasonable that I get only three-
fourths the wages of an Anglo sailor? Is that petty?
“How can you call my grievance trivial? shouted the bosun. “Don’t you know how
humiliating it is to be called a fruit?”
“Kicking the dog is not a ‘petty little issue !’” screamed the animal-lover. “It’s
heartless, cruel, and brutal!”
“Alright then,” answered the cabin boy. “These issues are not petty and trivial.
Kicking the dog is cruel and brutal and it is humiliating to be called a fruit. But in com-
parison to our real problem – in comparison to the fact that the ship is still heading
north – your grievances are petty and trivial, because if we don’t get this ship turned
around soon, we’re all going to drown.
“Fascist!” said the professor.
“Counterrevolutionary!” said the lady passenger.
And all of the passengers and crew chimed in one after another, calling the cabin
boy a fascist and a counterrevolutionary. They pushed him away and went back to
grumbling about wages, and about blankets for women, and about the right to suck
cocks, and about how the dog was treated.
The ship kept sailing north, and after a while it was crushed between two icebergs
and everyone drowned.
©1999, Ted Kaczynski
Original find at : <http://www.contextbooks.com/TJK2255/TJKstory.html&gt;
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