La pensée complexe, la sémantique générale, méthode ooda

L’intelligence artificielle n’est pas si complexe que cela.

a) La pensée complexe est une notion introduite par Edgar Morin, qui exprime une forme de pensée acceptant les imbrications de chaque domaines de la pensée. C’est la pensée de « ce qui est tissé ensemble », qui relie, transdisciplinaire, le sens premier du terme complexe, qui ne doit pas ici être entendu au sens commun de ce qui est difficile d’accès à la compréhension.

b) La sémantique générale. est une logique de pensée non-aristotélicienne, élaborée par Alfred Korzybski après qu’il eut pris conscience, au cours de la première guerre mondiale, que les mécanismes de pensée qui avaient provoqué cette guerre reposaient sur les postulats de la logique d’Aristote1 (principe d’identité, de contradiction et du tiers-exclu), maintenant l’Occident mentalement emprisonné dans une logique du conflit. ( voir logique floue, reseau bayesien )

c) Boucle OODA L’idée de base est vaincre un ennemi et lui survivre avec quatre processus se chevauchant et s’interagissant : « Observe, Orient, Decide and Act » (« observer, s’orienter, décider et agir »).

Au contraire, la dérive de la signification du mot complexité dans la langage commun, selon Edgar Morin, est justement la preuve du problème posé par la science qui étudie les parties pour accéder a la connaissance de l’ensemble. Dans ce contexte, qui induit la méconnaissance des interactions, et de l’idée que « le tout est plus que la somme des parties », les liens interdisciplinaires relèvent de l’impensable et le mot complexité deviens synonyme d’inaccessible à la pensée.

Il convient davantage de parler de  » pensée complexe  » que de  » pensée critique « , puisque la pensée complexe englobe les trois modes de pensée : critique, créative et responsable. Les critères de la pensée critique sont les suivants : guidée par des critères particuliers, guidée par les procédures, autocorrectrice et sensible au contexte. Les critères de la pensée créative sont : guidée par des critères parfois contradictoires, heuristique, orientée davantage vers les résultats, auto-transcendante (synthétique); gouvernée par le contexte dans lequel elle apparaît 1. Quant à la pensée responsable, c’est une pensée qui présuppose une communication dialogique, une ouverture à l’autre et aux divergences et une volonté de changement 2.

La question est maintenant de savoir comment créer une  » culture de la pensée complexe « . Car le passage de la pensée simple (deviner, préférer, croire, ….) à la pensée complexe (proposer des hypothèses de solution, créer des relations, rechercher des critères, s’appuyer sur des justifications valides, s’autocorriger,…) n’advient que suite à un apprentissage systématique et requiert un environnement adéquat 3.

Sommaire

Histoire

La première formulation de la Pensée complexe date de 1982 dans le livre Science avec conscience(1982) d’Edgar Morin 4« le but de la recherche de méthode n’est pas de trouver un principe unitaire de toute connaissance, mais d’indiquer les émergences d’une pensée complexe, qui ne se réduit ni à la science, ni à la philosophie, mais qui permet leur intercommunication en opérant des boucles dialogiques. »

D’autres auteurs et scientifiques se sont alors emparés du concept de Pensée complexe.5

Définition d’Edgar Morin

Selon Edgar Morin, est complexe :

« ce qui ne peut se résumer en un maître mot, ce qui ne peut se ramener à une loi, ce qui ne peut se réduire à une idée simple.(…) Mais cette complexité ne conduit pas à l’élimination de la simplicité. Elle apparaît certes là où la pensée simplifiante défaille, mais elle intègre en elle tout ce qui met de l’ordre, de la clarté, de la distinction, de la précision dans la connaissance. Alors que la pensée simplifiante désintègre la complexité du réel, la pensée complexe intègre le plus possible les modes simplifiants de penser, mais refuse les conséquences mutilantes, réductrices, unidimensionalisantes et finalement aveuglantes d’une simplification qui se prend pour le reflet de ce qu’il y a de réel dans la réalité. »

Comme le souligne également Edgar Morin, il ne faut pas confondre complexité et complétude.

« La pensée complexe aspire à la connaissance multidimensionnelle. Mais elle sait au départ que la connaissance complète est impossible : un des axiomes de la complexité est l’impossibilité, même en théorie, d’une omniscience. (…) Mais [la complexité] porte aussi en son principe la reconnaissance des liens entre les entités que notre pensée doit nécessairement distinguer, mais non isoler les unes des autres. (…) Aussi la pensée complexe est animée par une tension permanente entre l’aspiration à un savoir non parcellaire, non cloisonné, non réducteur, et la reconnaissance de l’inachèvement et de l’incomplétude de toute connaissance. »

Enfin la définition d’Edgar Morin6 :

« Quand je parle de complexité, je me réfère au sens latin élémentaire du mot « complexus », « ce qui est tissé ensemble ». Les constituants sont différents, mais il faut voir comme dans une tapisserie la figure d’ensemble. Le vrai problème (de réforme de pensée) c’est que nous avons trop bien appris à séparer. Il faut mieux apprendre à relier. Relier, c’est-à-dire pas seulement établir bout à bout une connexion, mais établir une connexion qui se fasse en boucle. Du reste, dans le mot relier, il y a le « re », c’est le retour de la boucle sur elle-même. Or la boucle est autoproductive. A l’origine de la vie, il s’est créé une sorte de boucle, une sorte de machinerie naturelle qui revient sur elle-même et qui produit des éléments toujours plus divers qui vont créer un être complexe qui sera vivant. Le monde lui-même s’est autoproduit de façon très mystérieuse. La connaissance doit avoir aujourd’hui des instruments, des concepts fondamentaux qui permettront de relier.  »

Descriptions

Edgar Morin s’est attaché dans toute son œuvre à mettre en évidence la complexité du monde et de l’homme et à proposer une méthode pour la concevoir. Le terme de complexité est pris au sens de son étymologie « complexus » qui signifie « ce qui est tissé ensemble » dans un enchevêtrement d’entrelacements (plexus).

Edgar Morin invite à réformer la pensée et à entrer dans un paradigme de complexité ou encore à se doter d’une épistémologie complexe.

Dans le court article « Pour une réforme de la pensée », il explique ce qu’il entend par la « pensée de la complexité » :

« La pensée de la complexité se présente (…) comme un édifice à plusieurs étages. La base est formée à partir de la théorie de l’information, de la cybernétique et de la théorie des systèmes et comporte les outils nécessaires pour une théorie de l’organisation. Vient ensuite un deuxième étage avec les idées de John von Neumann, Heinz von Foerster, Henri Atlan et Ilya Prigogine sur l’auto-organisation. À cet édifice, j’ai voulu apporter des éléments supplémentaires, notamment, trois principes que sont le principe dialogique, le principe de récursion et le principe hologrammatique. »

La théorie de l’information permet selon Edgar Morin « d’entrer dans un univers où il y a à la fois de l’ordre (la redondance) et du désordre (le bruit) – et d’en extraire du nouveau, c’est-à-dire l’information elle-même, qui devient alors organisatrice (programmatrice) d’une machine cybernétique. L’information qui indique, par exemple, le vainqueur d’une bataille, résout une incertitude ; celle qui annonce la mort subite d’un tyran apporte l’inattendu, en même temps que la nouveauté. »

De la cybernétique, Edgar Morin retient l’idée de rétroaction, introduite par Norbert Wiener, qui « rompt avec le principe de causalité linéaire en introduisant celui de boucle causale ». Il explique que « la boucle de rétroaction (appelée feed-back) joue le rôle d’un mécanisme amplificateur, par exemple, dans la situation de la montée aux extrêmes d’un conflit armé. La violence d’un protagoniste entraîne une réaction violente qui, à son tour, entraîne une réaction encore plus violente. De telles rétroactions, inflationnistes ou stabilisatrices, sont légion dans les phénomènes économiques, sociaux, politiques ou psychologiques. »

La théorie des systèmes jette selon Edgar Morin « les bases d’une pensée de l’organisation » et « la première leçon systémique est que « le tout est plus que la somme des parties » ». Cela signifie explique-t-il « qu’il existe des qualités émergentes, c’est-à-dire qui naissent de l’organisation d’un tout, et qui peuvent rétroagir sur les parties ». En outre, il note que « le tout est également moins que la somme des parties car les parties peuvent avoir des qualités qui sont inhibées par l’organisation de l’ensemble ».

Sur la base du concept d’ auto-organisation développé notamment par John von Neumann, Heinz von Foerster, Henri Atlan et Ilya Prigogine, Edgar Morin appelle l’auto-éco-organisation la capacité d’un système à être autonome et à interagir avec son environnement. Par exemple, il remarque que « l’être vivant (…) est assez autonome pour puiser de l’énergie dans son environnement, et même d’en extraire des informations et d’en intégrer de l’organisation ».

Le principe dialogique explique Edgar Morin « unit deux principes ou notions antagonistes, qui apparemment devraient se repousser l’un l’autre, mais qui sont indissociables et indispensables pour comprendre une même réalité ». Le phénomène de la dualité onde-corpuscule l’illustre selon lui. Il cite Blaise Pascal qui dit : « Le contraire d’une vérité n’est pas l’erreur, mais une vérité contraire » ou encore Bohr : « Le contraire d’une vérité triviale est une erreur stupide, mais le contraire d’une vérité profonde est toujours une autre vérité profonde. » Le problème est selon lui « d’unir des notions antagonistes pour penser les processus organisateurs et créateurs dans le monde complexe de la vie et de l’histoire humaine ».

Le principe de récursion organisationnelle va selon Edgar Morin « au-delà du principe de la rétroaction (feed-back) ; il dépasse la notion de régulation pour celle d’autoproduction et auto-organisation. C’est une boucle génératrice dans laquelle les produits et les effets sont eux-mêmes producteurs et causateurs de ce qui les produit. Ainsi, nous individus, sommes les produits d’un système de reproduction issu du fond des âges, mais ce système ne peut se reproduire que si nous-mêmes en devenons les producteurs en nous accouplant. Les individus humains produisent la société dans et par leurs interactions, mais la société, en tant que tout émergeant, produit l’humanité de ces individus en leur apportant le langage et la culture. »

Le troisième principe « hologrammatique », explique-t-il enfin, « met en évidence cet apparent paradoxe de certains systèmes où non seulement la partie est dans le tout, mais le tout est dans la partie : la totalité du patrimoine génétique est présent dans chaque cellule individuelle. De la même façon, l’individu est une partie de la société, mais la société est présente dans chaque individu en tant que tout, à travers son langage, sa culture, ses normes. »

Le tiers inclus

La logique classique est basée sur l’axiome d’identité (A est A), l’axiome de non contradiction (A n’est pas non-A) et l’axiome du tiers exclu (il n’existe pas un troisième terme qui est à la fois A et non-A).

Le tiers inclus est l’axiome dialogique (par exemple onde et corpuscule en physique quantique) rendu possible uniquement par l’existence de différents niveaux de réalité, dans la complexité. Mais cette logique du tiers inclus n’abolit pas, selon Basarab Nicolescu, celle du tiers exclu : « elle restreint seulement son domaine de validité à des situations simples, comme la circulation des voitures sur une autoroute : personne ne songe à introduire, sur une autoroute, un troisième sens par rapport au sens permis et au sens interdit. En revanche, la logique du tiers exclu est nocive dans les cas complexes, comme le domaine social ou politique. Elle agit dans ces cas comme une véritable logique d’exclusion : le bien ou le mal, la droite ou la gauche, les blancs ou les noirs, etc.  »

Selon Edgar Morin le tiers inclus est une transgression logique nécessaire, inséparable du principe dialogique. Cela veut dire que le même comporte en lui son propre antagonisme, sa propre multiplicité: « je suis moi et je ne suis pas moi ». Quand nous disons, par exemple: « je parle », le moi parle, comme sujet conscient. En même temps, il y a toute une machinerie qui fonctionne dans nos cerveaux et dans nos corps, ce dont nous sommes inconscient. Il y a aussi à travers nous une culture qui parle, une « machine causante », un nous qui parle à travers cette machine. Il y a de l’anonyme, du ça qui parle. Cela veut donc dire que le principe d’identité est, en fait, complexe. Il comporte de l’hétérogénéité et de la pluralité dans l’unité. En ce sens, le principe du tiers inclus signifie que l’on peut être Même et Autre. On échappe par là à toute alternative disjonctive. Grâce au principe du tiers inclus on peut considérer et relier des thèmes qui devraient apparemment s’exclure ou être antagonistes.7

Le principe du tiers exclu de la logique classique constitue un puissant garde-fou. Il ne faut l’abandonner que lorsque la complexité du problème rencontré ou/et la vérification empirique oblige(nt) à l’abandonner. On ne peut abolir le tiers exclu; on doit l’infléchir en fonction de la complexité. Disons en défi: le tiers doit être exclu ou inclus selon la simplicité ou la complexité rencontrées, et, là même où il y a complexité, selon l’examen segmentaire, fractionnel, analytique, ou selon la globalité de la formulation complexe. Le champ du tiers exclu vaut peut-être pour les cas simples. Mais le dialogique est à l’oeuvre partout où il y a complexité. Car le dialogique est précisément le tiers inclus.8

Apprendre la pensée complexe

Les Sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur est un livre gratuit d’Edgar Morin, qui offre une réflexion stimulante et des modèles sur ce que devrait être un enseignement adapté à la complexité du monde nouveau. Ainsi, une approche transdisciplinaire est indispensable pour saisir les problèmes dans leur globalité. Il faut rassembler des savoirs dispersés dans chaque discipline pour « enseigner la condition humaine et l’identité terrienne ».

Voir aussi

Références

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  2. Lipman, M. (1996). The role of distributed thinking in preparing teachers to teach for reasoning. Communication présentée au colloque North American Association for Community of Inquiry (NAACI), Oaxaca: Mexique, Avril.
  3. Lipman, M. (1991). Thinking in education. Cambridge, MA: Cambridge University Press.
  4. Science avec conscience, 1982, Edgar Morin
  5. bibliographie
  6. 2 – Edgar Morin, La stratégie de reliance pour l’intelligence de la complexité, in Revue Internationale de Systémique, vol 9, N° 2, 1995.
  7. La pensée complexe : Antidote pour les pensées uniques, Entretien avec Edgar Morin, p258
  8. La pensée complexe : Antidote pour les pensées uniques, Entretien avec Edgar Morin, p258

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