Relisons Theodore Kaczynski, Quand le chaos d’internet dispairait il ne reste plus que le nouvel état totalitaire

Introduction : Megaupload est fermé, le p2p est mort, le partage privé en cours de destruction, hadopi aura le nombre 3, ACTA PIPA, SOPA gagneront … et rien n’arrette la machine, aucun gesticulement de l’état civil, des associations et des militants.

Ils ont tout le temps, ils ont le pouvoir,

Vous n’avez plus de poids dans la société, ils n’ont plus besoin de vous pour du travail, vous n’avez même pas le droit d’etre syndiqué dans le tertiaire majoritaire.

L’avenir est pire comme le dit théddy quand bien même on garderait des humains vivant : quelle place serait la leur ? Leur donnera t’on le temps de vivre ?

RELISEZ THEODORE KACZYNSKY

La révolution industrielle et ses conséquences ont été un désastre pour la race humaine. Elle a accru la durée de vie dans les pays « avancés », mais a déstabilisé la société, a rendu la vie aliénante, a soumis les êtres humains a des humiliations, a permis l’extension de la souffrance mentale (et de la souffrance physique dans les pays du Tiers-Monde) et a infligé des dommages terribles à la biosphère. Le développement constant de la Technologie ne fera qu’aggraver la situation. Ce qu’auront à subir les hommes et la biosphère sera de pire en pire ; le chaos social et les souffrances mentales s’accroîtront, et il est possible qu’il en aille de même pour les souffrances physiques, y compris dans les pays « avancés ».

2. Le système techno-industriel peut survivre ou s’effondrer. S’il survit, il PEUT éventuellement parvenir à assurer un faible niveau de souffrances mentales et physiques, mais seulement après être passé par une longue et douloureuse période d’ajustements, et après avoir réduit les êtres humains et toutes les créatures vivantes à de simples rouages, des produits calibrés de la machine sociale.

En outre, si le système perdure, les conséquences sont inéluctables : Il n’y a aucun moyen de réformer ou modifier le système de façon à l’empêcher de dépouiller les hommes de leur dignité et de leur autonomie.

L’AVENIR

171. Mais supposons maintenant que la société industrielle survive aux prochaines décades, et que les bugs soient éliminés, de façon à ce que le système fonctionne sans heurts. Quelle en sera sa nature ? Nous envisagerons plusieurs possibilités.

172. Tout d’abord supposons que les ordinateurs soient devenus des machines telles qu’elles peuvent faire tout ce que fait un homme, en mieux. Dans ce cas, vraisemblablement, tout travail sera fait par d’immenses systèmes de machines hautement organisées et aucun effort humain ne sera plus nécessaire. Dans ce cas, de deux choses l’une. Ou les machines opèrent sans aucun contrôle humain ou ce dernier a encore un droit de regard.

173. Si les machines sont complètement autonomes, nous ne pouvons faire aucune conjecture quant aux résultats, car il est impossible de savoir comment de telles machines se comporteront. Nous voulons juste signaler que le destin de la race humaine sera à la merci des machines. On rétorquera que la race humaine ne sera jamais assez folle pour laisser tout le pouvoir aux machines. Mais nous ne voulons pas dire que la race humaine abandonnera volontairement sa destinée aux machines, ni que ces dernières deviendront omnipotentes de leur propre chef. Ce que nous suggérons, c’est que la race humaine pourrait facilement se mettre dans une position de dépendance telle qu’il n’y aurait pas d’autre choix que d’accepter toutes les décisions des machines. Comme la société et les problèmes auxquels elle est confrontée deviennent de plus en plus complexes, et, que dans le même temps, les machines deviennent de plus en plus intelligentes, les gens laisseront les machines prendre les décisions à leur place, pour la simple raison que les résultats fournis par les machines seront meilleurs que ceux qu’aurait pu fournir un homme. Eventuellement, un niveau pourra être atteint où les décisions à prendre pour maintenir le système à flot deviendront tellement complexes que les êtres humains seront incapables de le faire. A ce moment là, les machines auront le pouvoir effectif. Les gens ne seront plus capables d’arrêter les machines, car ils en seront trop dépendants pour risquer un suicide.

174. D’un autre côté, il est possible que le contrôle humain sur les machines puisse être maintenu. Dans ce cas, l’homme moyen pourra contrôler certaines machines domestiques, comme sa voiture ou son ordinateur familial, mais le contrôle des gros complexes cybernétiques sera entre les mains d’une élite très réduite — comme maintenant, mais avec deux différences. Du fait du perfectionnement des techniques, l’élite aura un bien plus grand contrôle sur les masses, et comme le travail humain sera devenu inutile, les masses deviendront superflues, un fardeau encombrant pour le système. Si l’élite est sans pitié, elle peut simplement décider d’exterminer la plus grande partie de l’humanité. Si elle est humaine, elle peut user de propagande ou de techniques bio-psychologiques pour réduire le taux de natalité, jusqu’à extinction des désœuvrés, laissant ainsi le monde à l’élite seule. Ou, si l’élite est constituée de libéraux « au cœur tendre », elle peut décider de jouer le rôle du bon berger pour le reste de la population. Elle fera en sorte que les besoins physiques de chacun soient satisfaits, que les enfants soient éduqués dans de bonnes conditions d’hygiène mentale, que tout le monde ait un hobby prenant pour pouvoir s’occuper, et que celui qui devienne insatisfait se soumette au « traitement » qui le guérira de sa « maladie ». Evidemment, une telle vie sera tellement vide de sens que les gens devront avoir été formatés biologiquement ou psychologiquement pour éradiquer leur besoin de processus de pouvoir ou pour le « sublimer » au travers de quelques activités sans danger. Ces êtres humains standardisés seront peut-être heureux dans une telle société, mais il ne seront certainement pas libres. Ils auront été réduits au rang d’animaux domestiques.

175. Mais supposons maintenant que les informaticiens n’arrivent pas à développer une intelligence artificielle digne de ce nom, ce qui rendra le travail humain encore nécessaire. Même ainsi, Les machines prendront à leur compte la majorité des travaux les plus simples, ce qui entraînera un accroissement des travailleurs à faible qualification inemployés (c’est ce qui arrive actuellement ; beaucoup de gens ne trouve pas de travail ou avec les plus grandes difficultés, parce que pour des raisons intellectuelles ou psychologiques, ils ne peuvent acquérir le niveau de compétences requis pour se rendre utiles pour le système). Ceux qui travaillent sont soumis à des pressions croissantes ; ils auront besoin de plus en plus de stages, de plus en plus de compétences diverses et pointues, et devront même se montrer encore plus efficaces, conformes et dociles, car ils ne seront désormais rien de plus que des cellules dans un organisme géant. Leurs tâches deviendront extrêmement spécialisées ce qui fait que leur travail sera, en un sens, déconnecté du monde réel, puisqu’ils seront polarisés sur un infiniment petit de la réalité. Le système utilisera tous les moyens dont il dispose (psychologiques/biologiques) pour formater les gens, les rendre dociles, pour qu’ils acquièrent les compétences dont le système a besoin et qu’ils « subliment » leur besoin de pouvoir au travers des tâches qui leur seront dévolues. Mais le fait que les gens d’une telle société devront être dociles requière certaines capacités. La société peut trouver l’esprit de compétition utile, fournissant à ceux qui ne vivent que pour la compétition des filières qui serviront les intérêts du système. Nous pouvons imaginer le « dedans » de ces filières. Nous pouvons imaginer une société à venir dans laquelle n’existeront que des compétitions sans fin pour le pouvoir et/ou le prestige. Mais très peu de gens arriveront au sommet, là où se trouve le véritable pouvoir (voir la fin du paragraphe 163). Une société où une personne peut satisfaire son désir de pouvoir en écrasant toutes les autres sur son passage, les privant ainsi de LEURS opportunités de pouvoir, une telle société serait répugnante.

176. On peut encore envisager d’autres scénarios à partir des diverses possibilités dont nous venons de discuter. Par exemple, il est possible que les machines s’emparent du travail vraiment important, vital, tandis que les hommes ne se consacrent qu’à des tâches secondaires. On a suggéré, par exemple, que le développement de l’industrie des services procurerait des emplois à beaucoup de personnes. Ainsi les gens passeraient leur temps à cirer les chaussures des autres, à conduire autour des stations de taxis, à faire des paquets cadeaux, etc. Cela nous parait une manière de finir des plus méprisables pour la race humaine, et nous doutons que beaucoup de personnes s’épanouiront dans de telles activités ineptes. Ils voudront chercher d’autres, de plus dangereuses alternatives (drogues, criminalité, cultes, « hate groups ») sauf s’il sont psychologiquement ou biologiquement formatés pour s’adapter à une pareille vie.

177. Inutile de le dire, les scénarios développés plus haut ne sont pas exhaustifs. Ils indiquent seulement les possibilités qui nous paraissent les plus probables. Mais nous ne pouvons en envisager de plus agréables. Il est extrêmement probable que si le système techno-industriel survit aux 40 à 100 années à venir, il aura dans l’intervalle développé certaines caractéristiques : Les individus (au moins les « bourgeois », qui sont bien intégrés dans le système et le font tourner, et qui de ce fait détiennent le pouvoir) seront dépendants comme jamais des grandes superstructures ; ils seront « socialisés » à outrance et leur capacités mentales et physiques pour une grande part (pour la plus grande part, probablement) seront celles pour lesquelles ils auront été formatés et ne seront pas dues à la chance (ou à la volonté de Dieu, si on veut) ; et ce qu’il pourra rester de nature sauvage sera réduit à des lambeaux préservés pour l’étude scientifique et gardé sous le contrôle des scientifiques (et, ainsi, il n’y aura plus rien de sauvage). Dans longtemps (disons dans quelques siècles), il est probable que ni l’homme, ni les organismes supérieurs n’existeront sous la forme que nous leur connaissons maintenant, car à partir du moment où vous commencez à modifier des espèces à l’aide de l’ingénierie génétique, il n’y a pas de raisons de s’arrêter en si bon chemin, et, donc, les transformations continueront jusqu’à ce que plus rien ne soit reconnaissable.

178. Quoi qu’il en soit, il est certain que la technologie est en train de créer pour l’homme un environnement physique et social radicalement différent de tous ceux auxquels la sélection naturelle avait adapté la race humaine physiquement et psychologiquement. Si l’homme ne s’adapte pas à ce nouvel environnement en étant artificiellement formaté, alors, il s’y adaptera au long d’un douloureux processus de sélection naturelle. Ce dernier cas est de loin plus probable que le précédent.

179. Il serait préférable de jeter aux ordures tout ce système puant et d’en assumer les conséquences.

Une réponse à “Relisons Theodore Kaczynski, Quand le chaos d’internet dispairait il ne reste plus que le nouvel état totalitaire

  1. Chaque jour apporte de nouvelles preuves que les théories que vous défendez sont vrai.

    J’essaye de faire passer les informations, je me désole qu’il n’y est pas plus de commentaires sur votre site… Mais, quelque part, c’est logique. Peu de gens ont envi de voir cette réalité en face.

    Voici un lien vers un article sur la future robotisation massive :

    http://minuit-1.blogspot.com/2011/05/la-chronique-de-charles-sannat.html

    Merci encore😉

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