La mort dit : sache que tu vas mourir

Be Welcome to this land of despair
Where the sound grows from nowhere!
Through the chaotic veil of dreams,
You’ll see your fear come to life
And reason’s clockwork will be shaken for ever…
Thee, wild soul curl!
Start dreaming in this new consciousness realm!
Rise among the actors of the world’s vulgar theatre!
Inspiration will guide your heart deep down in the intimate haven of trance,
Your tribulations covered with that immutable shroud…

 Qui es-tu?

Je suis la rose pourpre aux épines envenimées.
De mon coeur ensanglanté s’écoulent des milliers de mots empoisonnés qui effleurent mes feuilles, les corrompent et les meurtrissent… Petit à petit noircit ma tige… Ces larmes échappées se perdent pour mourir, incomprises dans vos cerveaux. Et leurs sanglots s’entremêlent pour former de longs cris mélancoliques qui s’envolent vers la profondeur du ciel azuré… Mais personne pour les écouter là-haut… Alors s’enfuient et s’en retournent se graver dans mon coeur insoumis pour déborder… Petite rose vomit des vers couleur absinthe… Petite fleur vomit son coeur qui l’empoisonne… Et toutes ces souffrances, toutes ces douleurs, tous ces chagrins s’abîment en elle. La rose pourpre noircit et se dessèche. Dans sa coquille craquelée, elle se tortille et se bat pour échapper à elle-même… Et personne pour la cueillir ou souffler sur ses pétales emplies de cendres… Et dans son monde et autour d’elle, tout est trop crasseux, vide et insipide… Ah quoi bon résister! Petite fleur se laisse faner…

Purgatoire

De toute la force de son mépris, elle se fuyait.

Elle filait à travers les dédales citadins, vers des immeubles plus gris, plus carrés, plus sombres, plus absents,… comme s’ils avaient mis toute leur volonté pour se ramasser sur eux-mêmes afin d’ensevelir là ceux qui y cherchait la rédemption.

Elle descendit à la volée les innombrables marches, parcourut corridors et corridors, caressant à peine du regard les esprits vacants.

L’excitation de la peur et de l’envie entremêlés lui vrillait les membres, lui donnant la chair de poule. La suée lui piquait les yeux, son corps était tendu et ses mains, fébriles : au creux de son ventre, l’impatience bouillonnait. Elle sentait ses cellules tressauter au rythme de centaines d’étincelles électriques ainsi que la brûlure sur sa peau de la frénésie qui enflammait ses terminaisons nerveuses.

Elle chercha avec avidité son bourreau, lui mis la main dessus : un jeune homme de 25, 27 ans peut-être, au regard gluant de compassion, les cheveux blonds, les yeux bleus, le sourire maigre -un ange ravagé…

Elle avait parié ses dernières particules de confiance en ce petit prêtre de confession triviale, en ce doux Christ-Sauveur à la bouche emplie du miel du pardon.

D’un regard lourd, il se décida, parcourant la pièce brute de long en large tandis qu’elle se préparait.

Elle se déshabilla, ne laissant que ses sous-vêtements : tissu fragile qui la garderait liée à la réalité. Résignée, elle se posa à genoux devant lui et lui jeta un regard en contre-plongée.

Il serra avec lenteur et tendresse la corde grossière autour de ses poignets et de ses chevilles. Prenant soin que le contact se fasse tendre et pressant.

Alors, elle se pencha en avant, ses lèvres vinrent embrasser le béton, ses yeux se perdirent dans le blanc laiteux, les écorchures prêtes à se marquer sur son visage et de délicieuses aiguilles parcoururent ses mains nouées dans son dos. Perspective qui la calme et la conforte un peu.

Puis, le renâclement, le cuir, la peau, la douleur qui transperce, qui transcende, l’exaltation, la drogue que lui insuffle en retour son propre corps, les fibres qui se rappellent à l’esprit, et d’autres petits éclairs qui la font chavirer encore et encore jusqu’à ce que le monde retombe sur ses pattes.

Les joues teintées de sang, le souffle profond, les sanglots enfin expiés, je pleure de plénitude. Peurs, faiblesses et dégoût de soi assouvi. Je redeviens l’Innocent.

Promesses

Lullabies…

J’ai toujours aimé la sonorité de ce mot. Cela sonne comme le battement des ailes de papillons, de ceux que l’on rencontre dans les rêves sucrés des enfants. Il y a quelquechose d’ineffable transporté par le vent de ces simples syllabes : c’est la douceur de l’illusion fomentée dans le coeur serein d’un tout petit qui dort à poing fermés, c’est le grain de sable magique pavant de lumières étincelantes l’imaginaire enfantin, c’est l’opium vaporeux qui se révelera poison violent. Puisque tôt ou tard les rouages s’enrailleront et gémiront : Tu m’as trahis…

La Mère des Douleurs

Elle était là, pieds nus, haletante, telle la Vierge effarouchée.

Sauvage, créatrice, embrasée…

Une déesse en révolution, bras écartés, à la fois inspiratrice et destructrice.

Ses cheveux, cascadant au rythme de son souffle, ensevelissaient petit à petit l’éclat venimeux de ses sombres prunelles, le frémissement des lèvres, la chair enflammée…

Un spectre réalisant sa damnation, la privation de sa propre chair, le vrombissement aigu des perceptions…

Et elle se laissa tendrement violenter par les volutes d’encens qui lui piquaient les yeux, en en savourant les caresses, lascivement. Les joues empourprées, la tête renversée sous les assauts des battements de son cœur, elle savoura en silence le viol de sa peau sous la langue avide des cierges plantés à ses pieds,

Le regard égarée parmi les ombres, elle laissa périr sa volonté sous le couperet de la faim enfin apaisée.

La croix.

Et je ne distinguais pas Jésus. Non, je ne pouvais contempler que cette ombre gigantesque, implacable se fondre dans son sillon. Une crainte atroce qui suscite la foi. Les terreurs d’un enfant tyrannisé par la solitude, le froid et la faim qui aspire à la neutralité étouffante, accueillante d’un univers gris-cendre. De la poussière. Toujours plus de poussière… S’ensevelir.

Eons du Passé

Peinant sur la voie,

Encombrée des ruines fumantes de l’indifférence.

Des cendres…

Une pluie de cendres caressant mon visage.

Et ces tourbillons glacés,

Tornades de gouttes d’encre inutilement versées.

Toujours ce ciel d’opale qui ne reflète plus rien

Si ce n’est ces fantômes amers,

Ces esprits chatoyants pesant sur chacune de mes heures.

Mais comment survivre mon coeur?

Mais comment survivre?

Chimère

Chimère…

Câline égérie aux ailes lascives _Translucides_ Les brumes chaotiques embuant mon regard content à mon caprice leurs profanations. Un millier d’émaux chatoyants, une nuée de perles de lait qui se fondraient à la moiteur de ta chair comme les étoiles au ciel de la nuit. Mes doigts indélicats divaguent, maladroits et impatients. Avec l’ardeur du désir, ils soulignent au violacé chacune de ces veines -cicatrices de la nature- qui s’unissent en ton sein en une orgie bleutée _Labyrinthe sinueux où bouillonne le poison de nos larmes_ Mes soupirs languides se posent sur tes lèvres -des lèvres au goût des roses fanées- et leur soufflent mon besoin impérieux, de rendre à ta grâce, la crasse que tu m’as insufflée. Un rictus imbu de sa propre perversion jeté à mon égard en messager perfide, et c’est mon aliénation qui s’annonce.

« Dis-moi, te suis-je un divertissement satisfaisant? « 

« Ma folie te complaît-elle? »

~Oui~

Prisonnier de toi telle l’âme malheureuse, du plaisir, je te laisse par tes jeux triturer chaque fibre de mes nerfs jusqu’à l’épuisement. Jusqu’à l’extase.

Folie

La nuit glacée givre mes sentiments et du coeur de mon amant transpire notre passion épuisée. Pendue à son souffle, je laisse le temps libertin s’écouler.

Tout deux soupirent, s’égarent et s’attardent au creux de mes pensées lasses. Le temps est une pute vengeresse qui trahit sa folie sur nos corps impatients. Lis-la, lis-la dans mes yeux de jade mon amant! Elle s’éreinte sur toi et échoue à te posséder. Car tu es étranger au temps qui file et s’enroule autour de mon être. Les heures glissent sur la rivalité de nos peaux se mêlant, et s’oublient et s’abîment sans jamais percer. Le temps coule sur toi mais corromps ma pensée révoltée. Amant immuable contemple une dernière fois le regard absinthe de ton insoumise Ophélie! Puisqu’il décline et se meurt un peu plus à la perte de chacun de ces instants suspendus.

Frénésies Délirantes

Apparaître l’Ombre/se révéler Bleu _ en fantôme de sa propre vie.

Sombrer-&-S’assombrir. Suinter de tout son être le Trouble et la Déchéance.

Le Néant appelle le Néant=Semblables=Les Ténèbres raccordent leurs fils dénoués.

Les Couleurs écartèlent, pourtant l’Ecarlate se déploie pour abandonner sa traînée caillée au creux des pupilles _ ne supporter que ces nuances qui vous peignent tel une entaille béante tâtonnant de ses lèvres en quête d’un souffle.

Cristal de Glace|Reine du Soupir.

Baisser les armes.

Fusion des Larmes.

Délires frénétiques…

Le Géant de Pierre

C’était par une douce nuit d’été étoilée, la pleine lune argentée éclairait mes pas vagabonds et, comme une pauvre petite âme oubliée, isolée, je me laissais guider à mon habitude par ma rêverie, empruntant les chemins les plus escarpés qui m’emmèneraient vers des lieux inconnus, loin de ce monde si envahissant…

C’est alors que cette froide et gigantesque silhouette de pierre m’apparue. Seuls vestiges du pont-levis de ce château fort moyenâgeux, quelques morceaux de bois vermoulus et une chaîne effritée oscillant au rythme du vent à un pan de mur. Ce spectacle sinistre me glaça et je frissonnai devant cette carcasse décharnée. Je ne sais pourquoi cet endroit étrange m’attirait, comme si l’esprit de ce monument m’appelait à lui. J’y entrai donc et m’y réfugiai contre l’une de ses parois gelées mais protectrices.

Mon esprit commença à esquisser des images de son passé. Toutes ces guerres auxquelles il avait dû assister, tous ces assauts auxquels il avait dû faire face et toutes ces personnes qu’il avait dû abriter, protéger. Qu’il était fort jadis ce puissant guerrier!

Aujourd’hui le voilà, abandonné et seul au monde. Comme un vieillard dont les proches se seraient peu à peu détournés. Puisque ce monde ne lui trouvait plus aucune utilité alors il l’avait délaissé et effacé de sa mémoire à jamais. Et lui, si frêle à présent!

Au fil du temps, cette forteresse s’était dégradée, fragilisée, ses murs protecteurs s’étaient éparpillés, tels des souvenirs, ça et là. Je restais assise quelques instants, frappée par son triste sort. Le temps inflige de ces blessures que même le plus endurant des rocs ne peut supporter, il finit par se craqueler, s’émietter et plus rien ne subsiste sinon une infime trace qui s’estompe bien vite. Voilà ce qu’à tous le temps nous réserve! Au fond comme ce géant de pierre me ressemble!

Alors je m’étendis en position fœtale entre les deux pans d’un mur et là, protégée comme dans le giron maternel, je me mis à songer que ce pauvre tombeau était l’illustration même de la vie : frêle, brève et incertaine…

Glamour

Les corolles tombales se mettent à bourgeonner de contes au réconfort tout aléatoire.

Et la machinerie des songes en sera secouée pour toujours.

Volute d’âme égarée, mets-toi à rêver en ce lieu sous de nouveaux déguisements!

Charrié par le ruisseau des suppliques, élève-toi au milieu du théâtre vulgaire, en un jeune éphèbe substitué au masque changeant d’un dieu évanescent, acclamé par le hurlement des banshees.

Amant disparu! Amant désiré! Tes ébats couverts d’un linceul immuable.

L’inspiration guidera ton coeur jusqu’aux tréfonds du havre intime de la transe. Ton essence, écartelée en un sursaut de bise idolâtre.

Je t’utilises…

Le silence entre nous transperce mon âme. C’est un ange aux ailes ployantes qui s’insinue dans ma chair. Rien à dire qui ne te heurte…

Toi, tu m’observes, notant chacun de mes gestes, inconscient, ne doutant pas de la sincérité du sentiment que je te porte. Mais comprends moi, tout ici n’a aucune importance. A travers nous, c’est toi que j’utilise pour atteindre la vie… et tout oublier.

Je te hais. La Haine est moins vaine que l’amour. Je ne veux rien te sacrifier, ni t’exposer ma fragilité. Je te hais, c’est un sentiment ravageur qui anime le corps qui l’habite. La Haine s’attarde au creux de mes veines, il me faut l’expulser.

Auprès de toi, je suis vide comme à mon habitude. Tu es la clé de cette vie artificielle que j’ai créée autour de moi, seul élément tangible parmi un millier de sentiments feints. Non jamais je ne souris, non jamais je ne pleure. Rien ne me touche. Je laisse mécaniquement mon corps jouer avec la vie, par pur instinct…


Melancholia -1- Danse Infernale

Le visage baigné de sueur elle attendait, de toute son extrême concentration, l’homme vide qui traverse la rue, le soir, après son travail. Elle recherchait l’esprit guidé par toutes les futilités mortelles, l’humain qui ne sait même pas qu’il vit, le mortel inconscient de sa fragilité, laissant de côté les désespérés de l’existence qui subissent toutes les souffrances mais qui possèdent le savoir. Savoir que cet univers n’est rien et qu’il n’y a rien à espérer, juste à aspirer au néant ultime. Ô leur délicieuse douleur silencieuse! Ses semblables, les seuls êtres dont elle se sent proche.

Enfin, elle l’aperçut, la peau douce et hâlée, le parfum entêtant du musc et celui plus âcre de sa transpiration, la démarche virile et désinvolte à la manière d’un cadre de multinationale avec son costume gris rayé, les cheveux d’un noir de jais et ses yeux bleu-gris, ternes, mornes et vides : il ne sait pas penser sans influences. Ah! La noirceur de ce monde moderne qui vide les esprits! Mais il était magnifique dans son insouciance. Mélancholia pensait déjà au plaisir, ce petit moment de repos où tout n’est que bonheur et jouissance.

Au détour de la rue, elle le prit par la taille. Il baissa son regard vers cette frêle jeune fille irréelle aux longs cheveux noirs et aux enjôleurs yeux bleus électrique, ne sachant pas sourire, les lèvres figées dans l’indifférence la plus totale, les joues rouges comme les précieuses poupées de porcelaine des grands magasins de jouets. Elle leur ressemblait en tout point avec son regard perdu dans le vague et son apparente fragilité, comme si elle naviguait éternellement dans le brouillard. Un petit fantôme qui se fond dans la masse des citadins sans jamais être remarqué. Il était conquis. L’entraînant au bord du fleuve, elle se mit à l’admirer. A contempler le reflet de l’eau sur sa joue et la candide beauté de son visage. Elle brûlait de désir tandis qu’il l’inondait de phrases inutiles. Elle pencha son corps vers le sien, félinement, puis posa sa main sur la délicate peau de son cou, l’hypnotisant par l’immensité de ses yeux. Figé comme une statue, il n’aspirait déjà plus qu’à son baiser.

Finalement, elle entailla sa gorge et commença à laper goutte à goutte le sang comme l’aurait fait un chaton. Puis, elle se balança de gauche à droite puis de droite à gauche et de gauche à droite… jusqu’à ce qu’il soit entré dans la transe avec elle. Alors seulement, elle suça, suça pleinement la blessure, sentant le cœur humain vibrer sourdement comme une machine enraillée. L’extase… rien n’avait plus d’importance, juste l’impression de flotter enlacée à sa victime et d’osciller au vent de gauche à droite puis de droite à gauche et de gauche à droite… Un moment de répit dans sa solitude et sa souffrance. Et puis plus rien, retour à la normale, juste le petit cœur qui se crispe pour lui insuffler une dernière gorgée.

A présent, les bras chargés du cadavre, qui continue sa danse infernale, Mélancholia pleure. Elle se tourna face au fleuve puis fit valser le corps dans l’eau. Il se mit à flotter poursuivant sa transe macabre puis s’enfonça dans les eaux.

Des larmes perlèrent pour mourir dans le creux de son cou : Comment se retenir ? La tentation du sang reste insurmontable…

Melancholia -2- La Chute

Faire quelques pas pour se changer les idées. Ne pas penser au mort qui continue sa danse dans les flots. Mais perpétuer l’extase. L’extase qu’elle porte encore en elle mais qu’elle sent petit à petit lui échapper. S’asseoir sur la berge et contempler le point du jour.

Elle ignorait combien de temps elle avait bien pu rester là, les yeux fixés sur l’eau. Tout ce qu’elle savait c’est que tout lui semblait irréel à présent et que rien ne l’empêchait plus de sauter dans les flots. Le ciel était d’un bleu pur et elle n’avait aucune conscience de la ville, des sons qui l’entouraient comme perdue dans son monde. Elle ne percevait plus que ce qu’elle contemplait, ses autres sens coupés, ainsi qu’un inexplicable sentiment de faire parti de tout cela, prise par l’immensité. C’était un de ses moments suspendus dans le temps et l’espace, déconnecté. Elle se laissa retomber sur les planches du ponton sous lesquelles ronronnait l’eau, les bras déployés, elle croyait voler ou, happée par la suprématie du ciel, tomber éternellement. Comment décrire cet instant? Où on ne pense à rien, l’esprit à néant, se laissant aller à la sensation. Cette impression de tomber toujours et encore, encore, sans avoir conscience de ce qui nous entoure mais juste flotter dans le sentiment. Rien n’est réel.

Et puis, soudainement, Mélancholia se trouva étendue les yeux grands ouverts dans une béate contemplation. Le bruit de la circulation, le clapotis de l’eau, tout lui revenait, le cadavre dans l’onde au-dessous d’elle…

Il était temps de partir.

Le Royaume des Morts

Répands ton coeur sur ces pages,
Souffle tendrement pour raviver la douleur
Et chuchotes lui la berceuse des temps anciens
Où tout n’était que batailles, sang et rêves brisés.

Broies les os comme la noirceur dans ton regard,
Fais les craquer sous tes pas incertains
Et incante la sublime faux
Afin qu’elle décapite le monstre infernal que tu es.

Le sang pleure et déverse sa peine
Sur ton tombeau profané.

Souviens-toi du son que les crânes mugissaient,
Cette plainte immortelle émergée des profondeurs
Et de la litanie du vent rencontrant leurs orbites
Parmi ces temps immémoriaux.

Dans sa cour diabolique teintée d’ocre,
Odin, de son sceptre osseux, t’adoubait
Et tu buvais, affamé, à la coupe ensanglantée
Puis pillais et massacrais jusqu’à la levée du jour.

Le sang de tes victimes pleure et déverse leurs peines
Sur ton tombeau profané.

Tu marchais parmi les ruines fumantes,
Entre les têtes d’enfants renversées
Et les femmes meurtries aux yeux révulsés
Ton visage suintant leur sang.

Ton épée cliquetant sur chacun des cadavres brisés,
Tu errais dans ce cimetière
Et tu devins leur roi
Roi d’un millier d’âmes perdues calcinées.

Règne sur eux et entends leurs souffrances murmurées
Dans la frénésie de la bataille
Et dans ta rage désespérée.
Mourir dans la violence de la conquête.

Le sang de tes victimes pleure et déverse leurs peines
Au creux de ton tombeau profane.

Gouvernes-tu encore le royaume de tes morts?

Malédiction

Vibres sourdement et plies toi à leur règles
Suis les et tu t’anéantiras.
Meurs, c’est bien cela qui t’attend
Et des pieds glacés piétineront la terre de ton sépulcre.
Et ton sein ensanglanté engendrera des vipères
Qui répandront le jugement final sur l’Enfer mondial.
Les morts se relèveront.
Le ciel changera ses couleurs.
Tous seront vengés.
L’Etoile de l’Espérance et de la Destinée s’éteindra.
Et régnera sur la Terre le bruit confus du désespoir :
Vous mourrez tous…

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