dans l’abondance

L’économie de l’abondance est un modèle économique1234 présent dans des secteurs la société de consommation56789101112. C’est également une projection altermondialiste qui postule que dès lors que la force de travail est abondante, avec par exemple de la robotique13 : la plupart des denrées, les marchandises, l’information et les services deviennent gratuits ou presque14. Cet état serait le résultat d’une abondance de matières premières, d’énergie, de travail, et de capacité de traitement de l’information, généralement combinés à des systèmes automatisés avancés capables de convertir les matières premières en biens de consommation, rendant ainsi la fabrication des objets courants aussi aisée qu’une copie de logiciel.

Selon Andre-Jacques Holbecq, pour qu’une société soit qualifiée de société d’abondance, il faut accepter que le pouvoir d’achat conditionne la prospérité, que la demande conditionne la production et la croissance, et non l’inverse. Ce qui demande bien sur une évolution de la vision économique15. Par ailleurs Roberto Verzola a démontré que même avec une demande donnée, des ressources données, une relative abondance économique est possible16.

André-Jacques Holbecq. la pénurie et l’abondance… et la compétition! [archive] repris sur P2P foundation [archive] Nous pouvons résumer deux périodes de l’évolution de l’environnement économique : Une longue période de pénurie jusqu’en 1960 : la demande est supérieure à l’offre manifestée. On encourage la production qui génère le pouvoir d’achat. Il s’agit de produire plus et il faut « produire PUIS vendre ». La capacité de production est optimisée, les stocks et les délais sont importants. Les prix ont une tendance à la hausse. Après une période de transition, c’est, depuis 1980 le début de l’ère d’abondance dans tous les pays industrialisés. L’offre est supérieure à la demande manifestée ou potentielle. Le marketing et la publicité sont dominants pour susciter une demande non manifestée, la production est instable, le processus de fabrication est prioritaire. Il faut « vendre PUIS produire ». Les prix ont une tendance à la baisse, mais la conséquence est une diminution du pouvoir d’achat. Depuis quelques décennies la production mécanisée a explosé. D’une société de pénurie, nous sommes passés à une société d’abondance : celle où les biens de consommation existent en quantités suffisantes pour satisfaire aux besoins de tous. Mais il ne suffit pas que les biens abondent ou surabondent. Il faut, en plus, que les consommateurs les achètent, qu’ils disposent d’un pouvoir d’achat. Sous un régime de pénurie, le pouvoir d’achat dépend de la production et il est suscité par elle. Sous un régime d’abondance, la production dépend du pouvoir d’achat et elle est suscitée par lui. Le pouvoir d’achat conditionne la prospérité.

Le terme implique généralement une production suffisamment automatisée pour qu’aucun labeur humain ne soit nécessaire. Même si il est souvent admis que les travaux créatifs (artistes, chercheurs) et tertiaires disposeraient de nombreux volontaires, des systèmes informatiques ont également les capacités de faire ces travaux, à titre d’exemple les robots sociaux17, et les acteurs virtuels1819, l’intelligence artificielle20. C’est pourquoi dans une économie de l’abondance les êtres humains seront libres de s’occuper selon leurs propres motivations.

David Autor, (professeur en économie au Massachusetts Institute of Technology) a redémontré que la classe moyenne disparaît en grande partie parce que la technologie a rendu des compétences de la classe moyenne obsolètes21,22,23.

Enfin Jamais Cascio, tenant compte du point culminant du progrès technologique connu actuellement (la singularité technologique), a déterminé trois modèles d’économie possibles24. De ses propositions il choisit une allocation universelle garantie ( ou Basic income guarantee) dans une économie de l’abondance.

« Les robots ont volé mon travail ! : Vous pensez ne pas pouvoir être remplacé par une machine ? Détrompez-vous25. Les robots sont de plus en plus adroits, capables de faire un nombre croissant de tâches exigeant de la précision et de la force, et les systèmes informatiques sont de plus en plus intelligents, capables de s’attaquer aux emplois nécessitant des compétences de reconnaissance26,27,28 et de créativité29,30,31. Le travail des êtres humains est encore moins cher, pour le moment, mais cette avancée technologique exerce une pression pour la baisse des salaires – et la vieille règle selon laquelle les nouvelles technologies ouvrent de nouveaux domaines de travail à l’homme ne sera pas toujours vraie. Des machines plus intelligentes, et plus capables prendront également ces emplois. »

Aux États Unis d’Amérique, le DARPA, et quatre agences gouvernementales : le National Institutes of Health, le United States Department of Agriculture, le National Science Foundation, et le Department of Homeland Security, lancent la révolution robotique et vont mettre de robots pour tous les travaux, dans les hôpitaux, remplaçant les chirurgiens, ou les docteurs, les agriculteurs, les ouvriers, les gardiens, etc32,33,34,35,36,37. Avec des grandes entreprises comme iRobot, Google et Willow garage38,39. Sander Olson dit 40« la robotique connaît une nouvelle vague de financement des gouvernements et de sources commerciales. Ce n’est qu’une question de temps avant que les robots deviennent omniprésents, et les pays ne veulent pas passer à côté de la révolution à venir. Nous assistons donc à des programmes de robotique qui se multiplient dans les États-Unis, en Europe et en Asie ».

En Europe, EADS ( Impression 3D, … ), des grandes entreprises, la division Mechatronics du Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt e.V. (DLR)41, Symop42, et des projets Européen comme AMARSi43

En Asie, en Chine44,45,46, au japon, des robots sociaux et des réplicants pour le spectacle47, pour le travail de service48 : la vente, l’accueil, le secrétariat ; et dans les hôpitaux49, des exosquelettes50, et des robots sociaux pour, par exemple, tenir compagnie aux personnes âgées ou malades.

L’un des principes de tout modèle économique : il faut des consommateurs pour consommer.

Sommaire

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Histoire

L’idée de l’économie de l’abondance est née en science-fiction et s’est développée dans nos cultures du progrès au XXe siècle.

L’espoir ultime du progrès donné aux peuples occidentaux débouche sur une société de l’abondance, depuis peut-être l’espoir du mythe d’éden de la bible, la notion de bien commun et de bien antirivaux, ainsi que la clause lockéenne(du philosophe des lumières John Locke) précise que la propriété privée ne peut exister qu’en regard d’une compensation pour les citoyens, qui se voient ainsi privés de leur accès à une ressource originelle51,52. Cette promesse a été plus récemment reprise par les médias après la Deuxième Guerre mondiale.

La société de consommation avec la promesse d’une retraite et d’autres acquis, ainsi que la télévision et la radio financées par la publicité sont dès lors des formes d’économie de l’abondance.

Isaac Asimov ayant conclu également à l’inéluctabilité de l’économie de l’abondance, pose un dernier défi à l’humanité dans La Dernière Question, tout en proposant l’abondance énergétique53.

Arthur C. Clarke avait parlé d’une « machine à répliquer » ( voir impression 3D qui est une forme de production abondante ) dans les années 1960, machine qui répliquerait les objets comme on imprimerait des livres, ce qui aurait un impact profondément positif sur la société : « l’humanité s’adaptera comme par le passé »54.

La révolution de l’informatique a permis une abondance d’information devenue culture libre et utilisant un modèle économique basé sur la gratuité financée par la publicité (Google) ou le don (Wikipédia).

Champs d’études

Verzola Robert a étudié l’économie de l’abondance au-delà du champ informatique55, et a identifié des typologies de l’abondances56

  • L’abondance multiplicative : « Nous allons l’appeler l’archétype de l’abondance qui est créé lorsque le coût de reproduction de la ressource tend vers zéro, l’abondance multiplicative. Les marchandises appartenant à cet archétype sont abondantes, car les moyens de faire plusieurs copies identiques sont devenus tellement accessibles et le coût, se faisant, est devenu si bas, qu’ils sont facilement reproduits quasiment gratuitement. Cette dynamique est en train de devenir la force motrice de l’économie du 21e siècle. Le fait de seulement reconnaître l’existence de l’économie de l’abondance, c’est un grand bond conceptuel pour beaucoup d’économistes, dont les hypothèses fondamentales sont fondées sur la rareté. Certains économistes disent même que les biens en abondance cessent d’être intéressants parce que le problème de la pénurie a été résolu. Mais si l’abondance résout le problème de la pénurie de l’économie actuelle, alors les économistes ne devraient-ils pas consacrer autant de temps à la solution du problème lui-même ? La réponse devrait être évidente. En effet, l’étude de l’économie de l’abondance devrait être le principal domaine d’études, non seulement pour les économistes, mais aussi pour d’autres chercheurs en sciences sociales et en sciences physiques. »
  • L’abondance reproductive.
  • L’abondance massive.
  • L’abondance psychique.
  • L’abondance des dérivées.
  • La pseudo abondance.
  • L’abondance agrégée.

À ce propos Kevin Kelly (éditeur et cofondateur du magazine Wired et consultant sur cette nouvelle économie57) nous décrit les valeurs de l’abondance58 :

  • La valeur jaït de l’abondance

Selon lui, la Plénitude (synonyme d’abondance), et non pas la rareté, régit l’économie de réseau. La reproduction, la réplication, et les copies se produisent en excès. On peut retenir sa phrase-choc, mais scientifique : Tout ce qui peut être fait, peut être fait en abondance.

Il remarque que cette plénitude :

  • Alimente la valeur.
  • Œuvre à ouvrir les systèmes fermés.
  • Inter-relie un nombre immense de possibilités, pour en créer de nouvelles (émergence).

Il donne également l’exemple de l’effet de fax.59.

Concernant la gratuité, il ajoute dans un autre chapitre60 :

« Parce que les prix évoluent inexorablement vers le gratuit/libre (…) le meilleur coup à faire dans une économie en réseau est d’anticiper cette gratuité/liberté. Alors l’arrivée du gratuit/libre dans la nouvelle économie peut rendre une personne riche si elle sait anticiper. »

« Le seul facteur devenant rare dans un monde d’abondance est l’attention humaine. »

Signifiant que l’esprit et l’image de marque existera dans une économie de l’abondance : et c’est ce qui implique un système de réputation6162 ou marché basé sur la réputation dans une économie de l’attention63, et ou l’image de marque, correspond dans les faits à son éthique, éthique dont l’ouverture et des libertés supplémentaire caractérisées par des licences libres sera critère de réussite marketing.64.

Croissance et développement durable

Manfred Max-Neef indique qu’il n’y a rien de plus important que la vie, la vie biologique en générale, et que ce devrait être le but de l’économie. Il énonce les cinq principes de l’économie65,66 :

  • Un, le but de l’économie est de servir le peuple et non le peuple de servir l’économie.
  • Deux, le développement est dans les gens et non dans les objets. ( qualité de vie , raison culturelle de Marshall Sahlins, et mesuré par le Bonheur national brut )
  • Trois, la croissance n’est pas le développement, et le développement ne requiert pas nécessairement la croissance.
  • Quatre, aucune économie n’est possible en l’absence d’un écosystème de services.
  • Cinq, l’économie est un sous-système d’un plus grand système fini, la biosphère, donc la croissance permanente est impossible.

Et la valeur fondamentale d’une nouvelle économie devrait être qu’aucun intérêt économique, en aucun cas, peut être au-dessus du respect de la vie.

Manfred Max-Neef dans son livre, Économie démasquée ( Economy Unmasked ) développe la notion de nation en sous-développement. Les autres types de nations sont développées, sous-développées et en développement. Dans le chapitre intitulé « Les États-Unis, une nation en sous-développement », il rappelle que le processus de croissance à un point de seuil menant au sous-développement et qu’il faut donc trouver l’équilibre.

« La croissance est une accumulation quantitative. Le développement est la libération de possibilités créatives. Chaque système vivant dans la nature pousse jusqu’à un certain point et cesse de croître. Vous ne grandissez pas plus, ni lui ni moi. Mais nous continuons à nous développer. Sinon nous ne serions pas ici maintenant à dialoguer. Ainsi, le développement n’a pas de limites. La croissance a des limites. Et c’est une chose très importante, vous le savez, mais les économistes et les politiciens ne le comprennent pas. Ils sont obsédés par le fétiche de la croissance économique.

Et je travaille, depuis plusieurs décennies. De nombreuses études ont été faites. Je suis l’auteur d’une fameuse hypothèse, l’hypothèse du seuil, qui dit que dans toute société il y a une période où la croissance économique, telle qu’on l’entend classiquement ou non, entraîne une amélioration de la qualité de vie. Mais seulement jusqu’à un certain point, le point de seuil, au-delà duquel, s’il n’y a plus de croissance, la qualité de vie commence à diminuer. Et c’est la situation dans laquelle nous sommes maintenant. »

John McCarthy ( professeur à l’université de Stanford) affirme que le choix fait par les philosophes lumières en misant sur le progrès matériel est le plus juste, et que le progrès matériel et technologique signifie également un développement durable67.

Matthew Taylor, pour l’organisation RSA, explore la signification de l’illumination du 21e siècle, comment l’idée pourrait nous aider à relever les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui : il conclut que le progrès nous permet d’aller d’un point A à un point Z, mais que sans humanisme, nous ne pourrons déterminer où se trouve ce point Z68.

L’importance de la motivation intrinsèque

Dans l’économie de l’abondance, le consommateur n’est pas un simple spectateur il est aussi acteur, avec une part de liberté.

Époque Économie Formes de coopération et de motivation Typologie de jeu Qualité de coopération
Pré-moderne (Féodal, impérial) Économie féodale Adversial, Extrinsèquement Négatif Zero-Sum : Gagnant / Perdant, « jeu de pouvoir » 1 + 1 < 2
Moderne (Économie de marché, industriel) Économie actuelle Neutre, Extrinsèquement positif Zero-Sum : Gagnant / Gagnant, « Jeu d’argent » 1 + 1 = 2
Ère de l’abondance Économie de l’abondance Synergétique, Intrinsèquement positif Les 4 gains « wisdom games » 1 + 1 >> 2

Tiré et résumé de la présentation “Open Everything” de Michel Bauwens au parlement Européen69,70. Il cite un étude décrivant que seulement 4% des employés sont réellement motivés dans leur travail7172, contrairement aux personnes dans les communautés de la culture libre (wikipedia), du logiciel libre ou du matériel libre dont la motivation intrinsèque est supérieur à la motivation par l’argent, le pouvoir, la peur de l’ancien modèle.

Dan Pink pour l’organisation RSA, illustre ce qui nous motive vraiment au travail, et cite les études et les faits qui traitent du sujet.73

Eric von Hippel démontre qu’il y a 2 à 3 fois plus d’innovations de la part des consommateurs qu’il n’y en a dans l’industrie.74.

Jean Baudrillard nous dit que même si la société de consommation est une société d’abondance, c’est une abondance forcée conduisant nécessairement à des violences de refus, alors que « Si l’abondance était liberté, alors cette violence serait en effet impensable. » (voir culture libre, licence libre, matériel libre, logiciel libre ) 75

« L’abondance n’est qu’un (ou du moins est aussi) système de contraintes d’un type nouveau pour comprendre aussitôt qu’à cette nouvelle contrainte sociale (plus ou moins inconsciente) ne peut que répondre un type nouveau de revendication libératrice. En l’occurrence, le refus de la « société de consommation », sous sa forme violente et érostratique (destruction « aveugles » de biens matériels et culturels) ou non violente et démissive (refus d’investissement productif et consommatif). Si l’abondance était liberté, alors cette violence serait en effet impensable. Si l’abondance (la croissance) est contrainte, alors cette violence se comprend d’elle-même, elle s’impose logiquement. Si elle est sauvage, sans objet, informelle, c’est que les contraintes qu’elle conteste sont elles aussi informulées, inconscientes, illisibles : ce sont celles mêmes de la « liberté », de l’accession contrôlée au bonheur, de l’éthique totalitaire de l’abondance. »

En rapport avec ce besoin de liberté et d’autonomie intrinsèque, Lawrence Lessig explique pourquoi la culture libre, est inhérente à l’économie d’une société humaine76 :

« L’une des plus impor­tantes conclu­sions que l’on peut tirer des tra­vaux de Benkler, von Hippel, Weber77 (mon ana­lyse est dis­po­nible ici78) et de beau­coup d’autres, est que l’internet nous a rap­pelé que nous ne vivons pas dans une seule écono­mie, mais dans deux, au moins. L’une est l’économie «com­mer­ciale» tra­di­tion­nelle, une écono­mie régu­lée par une règle simple : tout tra­vail mérite salaire. L’autre écono­mie revêt bien des déno­mi­na­tions, l’économie des ama­teurs (a), l’économie du par­tage (b), l’économie de la col­la­bo­ra­tion ©, l’économie non com­mer­ciale (d) ou l’économie de pair à pair (e). Cette seconde forme d’économie (quel que soit le nom que vous lui don­nez, je m’en tien­drais pour ma part à l’appeler «seconde écono­mie») est l’économie de Wikipedia, du logi­ciel libre et de l’open source, celle du tra­vail des astro­nomes ama­teurs, etc. Elle possède une logique dif­fé­rente, plus com­plexe, que l’économie com­mer­ciale. Si vous ten­tez de tra­duire toutes les intér­ac­tions qui y prennent place dans le cadre pro­posé par l’économie com­mer­ciale, vous êtes sûr de la tuer. »

Essayer de monétiser ou canaliser la culture libre c’est tuer la part d’humanité qui nous reste pour devenir une culture semblable à celle de machines. Cette « seconde économie » n’est pas responsable des crises économiques et monétaires, et l’enrayer n’est pas la solution, il y eu des crises avant la culture libre, et les dernières crises économiques ont eu lieu dans une ère qui correspondait déjà à une ère d’abondance matérielle issue du progrès technologique, de la révolution industrielle, et des lumières.

Manfred Max-Neef classe les besoins humains fondamentaux ainsi : subsistance, la protection, l’affection, la compréhension, la participation, les loisirs (dans le sens de loisirs, le temps de réfléchir, ou le temps de l’inactivité), la création, l’identité et la liberté. Les besoins sont également définis en fonction des catégories existentielles de l’être, avoir, faire et interagir, et à partir de ces dimensions, une matrice de 36 cellules est développée qui peut être remplie d’exemples de satisfactions pour les besoins79.

Pour l’individu cela peut signifier une prise de conscience par rapport à ses besoins, physiques autant que psychologiques80 : l’économie de l’abondance ne signifie pas nécessairement une baisse de la qualité de vie, mais est plutôt un changement de paradigme sur le mode de vie, sur le travail, le stress, et le rapport aux choses et aux autres. ( voir simplicité volontaire, suffisance81, liberté et autonomie )

Économie d’après la singularité technologique

Robin Hanson dans un rapport pour l’IEEE, fait des projections de la croissance économique et technologique : « L’économie mondiale, double maintenant tous les 15 ans, environ, et elle va bientôt doubler toutes les semaines ou tous les mois. »82

Cette économie de l’abondance impliquera nécessairement une autre vision du travail, et de la valeur travail : pour se tourner vers une économie basée sur les ressources ( et la production ) ou un dividende universel ( et autres synonymes ).

Actualité

Politique :

  • 2010 : Le parti Chrétien démocrate français, et ses homologues réfléchissent à la mise en place du dividende universel, qui correspondrait tout d’abord à une nouvelle répartition des aides sociales déjà allouées, elle a été calculée à 340 euro par personne, par mois, de la conception au dernier jour de la vie humaine83.
  • Novembre 2010 : Après l’annonce à Genève par Samuel Bendahan de l’inscription de l’Allocation Universelle dans le programme du PS Suisse, c’est le SPD Allemand qui inscrit ce principe dans son programme politique officiel848586. Le SPD Allemand se positionne sur 800 euro / mois pour un adulte et 500 euro / mois pour un mineur.

Entreprises :

  • Année 2000 : Les journaux gratuits apparaissent en france, financée par la publicité.
  • L’entreprise google, seulement financée par la publicité a dépassé ses concurrents en moteur de recherche et en haute technologie87
  • 2010 : Wikipedia en français atteint le million d’articles, dont la qualité vaut celle des encyclopédies fermées88.
  • Le site jamendo en octobre 2010, compte 40 milles albums composés de plusieurs chansons, le tout sous licence libre choisit par l’artiste.
  • Airtist monétise le téléchargement de musique gratuit, par de la publicité89
  • L’ex-patron de Warner Music UK suggère des albums à 1 euro symbolique90
  • Le site de musique en ligne Jiwa va rouvrir avec  » un modèle économique nouveau « 91
  • Hachette livre, le plus gros éditeur de France, signe un accord avec Google pour la présence de ses livres sur Google Books et son modèle publicitaire92, sous certaines conditions raisonnables, que l’on peut comparer au choix d’une licence libre n’autorisant pas l’utilisation commerciale pour d’autres éditeurs.

Citations

I am now convinced that the simplest approach will prove to be the most effective — the solution to poverty is to abolish it directly by a now widely discussed measure: the guaranteed income. Martin Luther King, Jr., Where Do We Go From Here ( last book )

Sur le partage

- « Le monde du partage devra remplacer le partage du monde ». Claude Lelouch. Itinéraire d’un enfant très gâté

- « Un bien n’est agréable que si on le partage » Sénèque.

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On ne jouit bien que de ce qu’on partage.

  • Les mères rivales, Félicité de Genlis., éd. Maradan, 1813, t. 1, lettre LXXIV, p. 367

Le pouvoir jaillit parmi les hommes quand ils agissent ensemble.

  • La Condition de l’homme moderne, Hannah Arendt, éd. Calmann-Lévy, 1961, p. 225

Sur la dette, le système totalitaire et le travail

Le système bancaire actuel cause la pauvreté en face de l’abondance en endettant tous les pays et personnes. Les prêts à intérêts ne sont pour la plupart que de simples écritures tirées du néant, c’est à dire de la fausse monnaie.

  • La Crise mondiale aujourd’hui, Maurice Allais, éd. Clément Juglar, 1999, p.
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Nos moralistes voudraient bien réduire ce problème de société à un problème de « mentalité ». Pour eux, l’essentiel est déjà là, l’abondance réelle est là, il suffit de passer de la mentalité de pénurie à la mentalité d’abondance. Et de déplorer que ce soit si difficile, et de s’effarer de voir surgir des résistances à la profusion. Il n’est pourtant que d’admettre un instant l’hypothèse selon laquelle l’abondance n’est qu’un (ou du moins est aussi) système de contraintes d’un type nouveau pour comprendre aussitôt qu’à cette nouvelle contrainte sociale (plus ou moins inconsciente) ne peut que répondre un type nouveau de revendication libératrice. En l’occurrence, le refus de la « société de consommation », sous sa forme violente et érostratique (destruction « aveugles » de biens matériels et culturels) ou non violente et démissive (refus d’investissement productif et consommatif). Si l’abondance était liberté, alors cette violence serait en effet impensable. Si l’abondance (la croissance) est contrainte, alors cette violence se comprend d’elle-même, elle s’impose logiquement. Si elle est sauvage, sans objet, informelle, c’est que les contraintes qu’elle conteste sont elles aussi informulées, inconscientes, illisibles : ce sont celles mêmes de la « liberté », de l’accession contrôlée au bonheur, de l’éthique totalitaire de l’abondance.

  • La Société de consommation, Jean Baudrillard, éd. Denoël, 1970, p. 281
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Tout comme il existe des modèles de consommation, la société suggère ou met en place des « modèles de violence », par où elle cherche à drainer, à contrôler, à mass-médiatiser ces forces irruptives. En effet, pour empêcher que ce potentiel d’angoisse accumulée du fait de la rupture de la logique ambivalente du désir, et donc de la perte de la fonction symbolique, ne résulte en cette violence anomique et incontrôlable, la société joue à deux niveaux : 1. D’une part, elle tente de résorber cette angoisse par la prolifération des instances de la sollicitude : rôles, fonctions, services collectifs innombrables – partout on objecte du lénifiant, du souriant, du déculpabilisant, du lubrifiant psychologique (tout comme du détergent dans les produits de lessive). Des enzymes dévorant l’angoisse. On vend aussi du tranquillisant, du relaxatif, de l’hallucinogène, de la thérapie de tout poil. Tâche sans issue, dans laquelle la société d’abondance, productrice de satisfaction sans fin, épuise ses ressources à produire aussi l’antidote à l’angoisse née de cette satisfaction. Un budget de plus en plus lourd passe à consoler les miraculés de l’abondance de leur satisfaction anxieuse. On peut l’assimiler au déficit économique (d’ailleurs non comptabilisable) dû aux nuisances de la croissance (pollution, obsolescence accélérée, promiscuité, rareté des biens naturels) mais il les dépasse sans aucun doute de très loin. 2. La société peut essayer – et elle le fait systématiquement – de récupérer cette angoisse comme relace de la consommation, ou de récupérer cette culpabilité et cette violence à leur tour comme marchandise, comme biens consommables, ou comme signe culturel distinctif. Il y a alors un luxe intellectuel de la culpabilité, caractéristique de certains groupes, « une valeur d’échange/ Culpabilité ».

  • La Société de consommation, Jean Baudrillard, éd. Denoël, 1970, p. 284

Cette société qui se donne et se voit toujours en progrès continu vers l’abolition de l’effort, la résolution des tensions, vers plus de facilité et d’automatisme, est en fait une société de stress, de tension, de doping, où le bilan global de satisfaction accuse un déficit de plus en plus grand, où l’équilibre individuel et collectif est de plus en plus compromis à mesure même que se multiplient les conditions techniques de sa réalisation.

  • La Société de consommation, Jean Baudrillard, éd. Denoël, 1970, p. 292

Au lieu d’égaliser les chances et d’apaiser la compétition sociale (économique, statutaire), le procès de consommation rend plus violente, plus aiguë la concurrence sous toutes ses formes. Avec la consommation, nous sommes enfin seulement dans une société de concurrence généralisée, totalitaire, qui joue à tous les niveaux, économique, savoir, désir, corps, signes et pulsions, toutes choses désormais produites comme valeur d’échange dans un processus incessant de différenciation et de surdifférenciation.

  • La Société de consommation, Jean Baudrillard, éd. Denoël, 1970, p. 292

Sur les besoins

Qu’est-ce que l’abondance ? Un mot et rien de plus, le nécessaire suffit au sage. Euripide, Les Phéniciennes

Les hommes veulent tout avoir, et ils se rendent malheureux par le désir du superflu; s’ils voulaient vivre simplement et se contenter de satisfaire aux vrais besoins, on verrait partout l’abondance, la joie, la paix et l’union. Les Aventures de Télémaque (1699), V. François de Pons de Salignac de La Mothe-Fénelon, dit Fénelon

« Il y a assez de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de tous, mais pas assez pour satisfaire le désir de possession de chacun. » Gandhi

Sur les médias

L’abondance ne serait un progrès que si elle s’accompagnait de la diversité et de la qualité. Or les programmes tendent de plus en plus à se ressembler. Abondance est progressivement synonyme d’uniformité. Jacques Toubon. Les dossiers de l’Audiovisuel

Aujourd’hui, la censure a changé de visage. Ce n’est plus le manque qui agit mais l’abondance. Bernard Werber. La révolution des fourmis

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La publicité est « dispensée », c’est une offre gratuite et continuelle à tous et pour tous. Elle est l’image prestigieuse de l’abondance, mais surtout le gage répété du miracle virtuel de la gratuité. Sa fonction sociale est donc celle d’un secteur des relations publiques. On sait comment procède celles-ci : visite d’usines (Saint-Gobain, stages de recyclage des cadres dans les châteaux Louis XIII, sourire photogénique du Directeur général, œuvres d’art dans les usines, dynamique du groupe : « la tache d’un R. P. man est de maintenir une harmonie d’intérêts mutuels entre les publics et les managers »). De la même façon, la publicité sous toutes ses formes a pour fonction la mise en place d’un tissu social idéologiquement unifié sous les auspices d’un super-mécénat, d’une super féodalité gracieuse, qui vous offre tout ça « en plus », comme les nobles donnaient la fête à leur peuple.

  • La Société de consommation, Jean Baudrillard, éd. Denoël, 1970, p. 262

Le temps découpable, abstrait, chronométré, devient ainsi homogène au système de la valeur d’échange : il y rentre au même titre que n’importe quel objet. Objet de calcul temporel, il peut et doit s’échanger contre n’importe quelle autre marchandise (l’argent en particulier). D’ailleurs, la notion de temps/objet a valeur réversible : tout comme le temps est objet, ainsi tous les objets produits peuvent être considérés comme du temps cristallisé – non seulement du temps de travail dans le calcul de leur valeur marchande, mais aussi du temps de loisir, dans la mesure où les objets techniques « économisent » du temps à ceux qui s’en servent, et se paient en fonction de cela. La machine à laver, c’est du temps libre pour la ménagère, du temps libre virtuel transformé en objet pour pouvoir être vendu ou acheté (temps libre qu’elle mettra à profit pour regarder la T.V. et la publicité qu’on y fera pour d’autres machines à laver !).

  • La Société de consommation, Jean Baudrillard, éd. Denoël, 1970, p. 242

Autres auteurs

L’abondance est le fruit d’une bonne administration. Jean Jaurès. Histoire socialiste…

La distorsion croissante entre la précarisation de la France d’en bas (celle du métro, justement) et les mythes de l’abondance étalés sur les affiches rend de moins en moins supportable le dévergondage publicitaire. Le Monde diplomatique, mai 2004. Bruno Hongre, dit François Brune

Voir aussi

Liens internes

Sur les autres projets Wikimédia :

Économie de l’abondance dans une société libérale :

Mise en pratique

Économie de l’abondance en pratique selon les besoins :

- besoins fondamentaux / créativité / autonomie / liberté Économie libre et abondante :

- Besoins secondaires Industrie abondante :

Énergie abondante96 :

  • Chercher l’énergie où elle se trouve : Énergie renouvelable : Soleil qui produit plus d’énergie que nous ne produiront à la surface de la terre. ( voir aussi Échelle de Kardashev )
  • La Coopération transméditerranéenne pour l’énergie renouvelable (TREC pour Transmediterranean Renewable Energy Cooperation). Une part minuscule du désert du Sahara produirait autant d’énergie que nos sociétés en produisent actuellement.
  • Énergie des vents solaires (ou Solar Wind Power (SWP)) pourrait très rapidement fournir 100 milliards de fois l’énergie que nous utilisons actuellement sur Terre. L’avantage est la simplicité et la durabilité du systeme, basé sur une transformation électromagnétique et non une transformation lumineuse.97. L’énergie devrait être transmise par laser ou micro ondes sur des récepteurs. La téléportation d’énergie a été démontrée en théorie98.
  • Énergie solaire spatiale ( ou Space Based Solar Power)99

Transport abondant :

Ressource abondante :

- besoins primaires

Cause de l’abondance :

Bibliographie

Anglais :

Liens externes

Anticipation :

Références

  1. André-Jacques Holbecq. la pénurie et l’abondance… et la compétition! [archive] repris sur P2P foundation [archive] Nous pouvons résumer deux périodes de l’évolution de l’environnement économique : Une longue période de pénurie jusqu’en 1960 : la demande est supérieure à l’offre manifestée. On encourage la production qui génère le pouvoir d’achat. Il s’agit de produire plus et il faut « produire PUIS vendre ». La capacité de production est optimisée, les stocks et les délais sont importants. Les prix ont une tendance à la hausse. Après une période de transition, c’est, depuis 1980 le début de l’ère d’abondance dans tous les pays industrialisés. L’offre est supérieure à la demande manifestée ou potentielle. Le marketing et la publicité sont dominants pour susciter une demande non manifestée, la production est instable, le processus de fabrication est prioritaire. Il faut « vendre PUIS produire ». Les prix ont une tendance à la baisse, mais la conséquence est une diminution du pouvoir d’achat. Depuis quelques décennies la production mécanisée a explosé. D’une société de pénurie, nous sommes passés à une société d’abondance : celle où les biens de consommation existent en quantités suffisantes pour satisfaire aux besoins de tous. Mais il ne suffit pas que les biens abondent ou surabondent. Il faut, en plus, que les consommateurs les achètent, qu’ils disposent d’un pouvoir d’achat. Sous un régime de pénurie, le pouvoir d’achat dépend de la production et il est suscité par elle. Sous un régime d’abondance, la production dépend du pouvoir d’achat et elle est suscitée par lui. Le pouvoir d’achat conditionne la prospérité.
  2. Towards Asymmetric Accounting Systems to Uncover Value Contributions in a Post-Transactional Economy [archive]
    • First Argument: We are Moving from Transactional to Gift-based Markets
    • Second Argument: Therefore, we need Asymmetric Accounting systems to uncover non-reciprocal value creation
    • Third Argument: Demurrage-based currencies cannot solve this shift towards abundance logic
  3. «De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins.» Louis Blanc. Organisation du travail de 1839 / Karl Marx / Léon Trotsky / Jules Guesde. L’économie de l’abondance était une promesse mal définie dans la Finalité du modèle économique du communisme, qui a repris l’idée de Louis Blanc. « In a higher phase of communist society, after the enslaving subordination of the individual to the division of labor, and with it also the antithesis between mental and physical labor, has vanished, after labor has become not only a livelihood but life’s prime want, after the productive forces have increased with the all-round development of the individual, and all the springs of co-operative wealth flow more abundantly–only then can the narrow horizon of bourgeois law be left behind in its entirety and society inscribe on its banners: From each according to his ability, to each according to his needs! » (Karl Marx, Critique of the Gotha Programme, 1875)
  4. Le système bancaire actuel cause la pauvreté en face de l’abondance en endettant tous les pays et personnes. Les prêts à intérêts ne sont pour la plupart que de simples écritures tirées du néant, c’est à dire de la fausse monnaie. La Crise mondiale aujourd’hui, Maurice Allais, éd. Clément Juglar, 1999, p.
  5. L’économie de don, est présent dans la société de consommation : et produit notamment l’économie de la culture, et wikipedia en fait partie.
  6. La gratuité est une forme du modèle économie de l’abondance présent dans le secteur des médias. Globalement, les différentes sources de revenus de la télévision sont de 45 à 50% venant des revenus de la publicité télévisée, de 40 à 45% des frais d’abonnement et de 10% de fonds publics :

    Autre citation exacte à retrouver, l’industriel américain créateur de la télévision dans un documentaire a dit que le seul moyen de vendre et financer la télévision et l’offre de la télévision, était de mettre en place un modèle d’offre gratuite mais basé sur la publicité : ce qui n’existait pas jusqu’alors.

  7. Chaque année, le budget mondial dépensé en publicité s’élève à 500 milliards de dollars. Une étude de l’ONU estime que pour réduire de moitié la faim dans le monde 10% de cette somme suffirait. [archive]
  8. La pauvreté dans l’abondance, John Maynard Keynes.
  9. La Société de consommation, Jean Baudrillard, éd. Denoël, 1970, p. 242. Le temps découpable, abstrait, chronométré, devient ainsi homogène au système de la valeur d’échange : il y rentre au même titre que n’importe quel objet. Objet de calcul temporel, il peut et doit s’échanger contre n’importe quelle autre marchandise (l’argent en particulier). D’ailleurs, la notion de temps/objet a valeur réversible : tout comme le temps est objet, ainsi tous les objets produits peuvent être considérés comme du temps cristallisé – non seulement du temps de travail dans le calcul de leur valeur marchande, mais aussi du temps de loisir, dans la mesure où les objets techniques « économisent » du temps à ceux qui s’en servent, et se paient en fonction de cela. La machine à laver, c’est du temps libre pour la ménagère, du temps libre virtuel transformé en objet pour pouvoir être vendu ou acheté (temps libre qu’elle mettra à profit pour regarder la T.V. et la publicité qu’on y fera pour d’autres machines à laver !).
  10. La Société de consommation, Jean Baudrillard, éd. Denoël, 1970, p. 262. La publicité est « dispensée », c’est une offre gratuite et continuelle à tous et pour tous. Elle est l’image prestigieuse de l’abondance, mais surtout le gage répété du miracle virtuel de la gratuité. Sa fonction sociale est donc celle d’un secteur des relations publiques. On sait comment procède celles-ci : visite d’usines (Saint-Gobain, stages de recyclage des cadres dans les châteaux Louis XIII, sourire photogénique du Directeur général, œuvres d’art dans les usines, dynamique du groupe : « la tache d’un R. P. man est de maintenir une harmonie d’intérêts mutuels entre les publics et les managers »). De la même façon, la publicité sous toutes ses formes a pour fonction la mise en place d’un tissu social idéologiquement unifié sous les auspices d’un super-mécénat, d’une super féodalité gracieuse, qui vous offre tout ça « en plus », comme les nobles donnaient la fête à leur peuple.
  11. La Société de consommation, Jean Baudrillard, éd. Denoël, 1970, p. 284. Tout comme il existe des modèles de consommation, la société suggère ou met en place des « modèles de violence », par où elle cherche à drainer, à contrôler, à mass-médiatiser ces forces irruptives. En effet, pour empêcher que ce potentiel d’angoisse accumulée du fait de la rupture de la logique ambivalente du désir, et donc de la perte de la fonction symbolique, ne résulte en cette violence anomique et incontrôlable, la société joue à deux niveaux : 1. D’une part, elle tente de résorber cette angoisse par la prolifération des instances de la sollicitude : rôles, fonctions, services collectifs innombrables – partout on objecte du lénifiant, du souriant, du déculpabilisant, du lubrifiant psychologique (tout comme du détergent dans les produits de lessive). Des enzymes dévorant l’angoisse. On vend aussi du tranquillisant, du relaxatif, de l’hallucinogène, de la thérapie de tout poil. Tâche sans issue, dans laquelle la société d’abondance, productrice de satisfaction sans fin, épuise ses ressources à produire aussi l’antidote à l’angoisse née de cette satisfaction. Un budget de plus en plus lourd passe à consoler les miraculés de l’abondance de leur satisfaction anxieuse. On peut l’assimiler au déficit économique (d’ailleurs non comptabilisable) dû aux nuisances de la croissance (pollution, obsolescence accélérée, promiscuité, rareté des biens naturels) mais il les dépasse sans aucun doute de très loin. 2. La société peut essayer – et elle le fait systématiquement – de récupérer cette angoisse comme relance de la consommation, ou de récupérer cette culpabilité et cette violence à leur tour comme marchandise, comme biens consommables, ou comme signe culturel distinctif. Il y a alors un luxe intellectuel de la culpabilité, caractéristique de certains groupes, « une valeur d’échange/ Culpabilité ».
  12. Jean Baudrillard – 1929-2007 – La Société de consommation – Denoël – 1970, page 281 « Nos moralistes voudraient bien réduire ce problème de société à un problème de « mentalité ». Pour eux, l’essentiel est déjà là, l’abondance réelle est là, il suffit de passer de la mentalité de pénurie à la mentalité d’abondance. Et de déplorer que ce soit si difficile, et de s’effarer de voir surgir des résistances à la profusion. Il n’est pourtant que d’admettre un instant l’hypothèse selon laquelle l’abondance n’est qu’un (ou du moins est aussi) système de contraintes d’un type nouveau pour comprendre aussitôt qu’à cette nouvelle contrainte sociale (plus ou moins inconsciente) ne peut que répondre un type nouveau de revendication libératrice. En l’occurrence, le refus de la « société de consommation », sous sa forme violente et érostratique (destruction « aveugles » de biens matériels et culturels) ou non violente et démissive (refus d’investissement productif et consommatif). Si l’abondance était liberté, alors cette violence serait en effet impensable. Si l’abondance (la croissance) est contrainte, alors cette violence se comprend d’elle-même, elle s’impose logiquement. Si elle est sauvage, sans objet, informelle, c’est que les contraintes qu’elle conteste sont elles aussi informulées, inconscientes, illisibles : ce sont celles mêmes de la « liberté », de l’accession contrôlée au bonheur, de l’éthique totalitaire de l’abondance. »
  13. Le travail est mort, vive la paresse ! olivier cabanel
  14. a et b Beyond alternative currencies: towards asymmetric account systems for gift-based markets [archive]
  15. Andre-Jacques Holbecq la pénurie et l’abondance… et la compétition! [archive] repris sur P2P foundation [archive]. « Sous un régime de pénurie, le pouvoir d’achat dépend de la production et il est suscité par elle. Sous un régime d’abondance, la production dépend du pouvoir d’achat et elle est suscitée par lui. Le pouvoir d’achat conditionne la prospérité. »
  16. Finite demand makes relative abundance possible , Roberto Verzola [archive]
  17. Ishiguro’s Geminoid Robot Actress Takes The Stage (Video) [archive]
  18. Videos of Japan’s 3D Hologram Rock Star Hatsune Miku in HD! [archive] Une chanteuse artificielle populaire au japon. Les chansons, la voie, l’image sont réalisés avec des logiciels.
  19. Un acteur virtuel photo-réaliste à l’image d’Arnold Schwarzenegger rajeuni est utilisé dans terminator 4
  20. Le «journalisme artificiel» est en ligne [archive]
  21. Skills, Tasks and Technologies: Implications for Employment and Earnings [archive], David Autor, 2010
  22. Robots Are Stealing American Jobs, According to MIT Economist [archive], popsci
  23. Automation Insurance: Robots Are Replacing Middle Class Jobs [archive]
  24. Jamais Cascio, Three Possible Economic Models (Part 1) [archive] , Three Possible Economic Models (Part II) [archive]
  25. Robots and the Future of Unemployment [archive]
  26. Trading : Letting the Machines Decide, New Wave of Investment Firms Look to ‘Artificial Intelligence’ in Trade Decisions (Wall Street Journal) [archive]
  27. Médecine : Next Generation Surgical Robots: Where’s the Doctor? [archive]
  28. Politique : « Artificial Intelligence in the Political Field » [archive]
  29. Littérature : Quand la littérature sera produite par les machines ( le monde ) [archive]
  30. Publicité marketing : Don’t Tell the Creative Department, but Software Can Produce Ads, Too [archive]
  31. Science : Robot Makes Scientific Discovery All by Itself ( wired magazine) [archive]
  32. Feds Plot ‘Near Human’ Robot Docs, Farmers, Troops [archive]
  33. Hospital To Lay Off Workers, Hires Robots Instead ( El Camino Hospital, Silicon Valley ) [archive] Selon un administrateur de l’hôpital cité dans l’article de BusinessWeek, les 19 TUGS effectuent l’équivalent d’ 1 million de dollars du travail humain par an, mais seulement pour un coûts de 350.000 dollars. Une réduction 65% ? Une réduction de 65% du coût du travail ?
  34. Forth Valley Royal Hospital, et un hôpital en écosse utilisant un grand ensemble de machines robotiques disponible dans le secteur de la santé [archive]
  35. Opération médicale réalisée par robotique [archive]
  36. Robotics Industries: We’re Creating Jobs, Helping the Economy [archive]
  37. Etc, Etc : voir les liens connexes
  38. Google expérimente des voitures sans conducteur [archive]
  39. « Willow Garage veut créer l’industrie du robot personnel » [archive]
  40. Stefan Schaal Interviewed by Sander Olson on Robotics and the Future of Robots [archive]
  41. DLR’s Cool Looking Upper Body and Lower Body Robots (video) [archive]
  42. Robotcaliser : « Robotiser pour localiser la production en France » [archive]
  43. Le projet européen AMARSi : des robots apprennent en interagissant [archive]. AMARSi ( projet européen sur 4 ans ), « développer des robots capables de développer des compétences manufacturières, ou autres, en interagissant dans un espace équipé de divers matériels. L’idée est d’imiter ce qui se produit entre humains dans un atelier où des travailleurs acquièrent progressivement de nouvelles compétences en imitant celui d’entre eux qui résout le mieux les problèmes posés à l’atelier. Des humains pourront intervenir au sein du groupe pour suggérer, le cas échéant, de nouveaux comportements que les capacités évolutionnaires encore limitées des robots ne leur permettraient pas d’acquérir avant de trop longs tâtonnements. « 
  44. Escape Velocity Infrastructure spending in China and AI is one of three things in IT that China sets out as Strategic [archive] : L’intelligence artificielle dans les objectifs du secteur informatique
  45. China Has the Worlds Most Powerful Supercomputer and it is Nvidia Powered [archive]
  46. China Will Make the Godson 3B 128 Gigaflop chip for 2011 and Will Make Godson 3C 16 core 28 nm chip for 2012 [archive]
  47. Robots and Humans Dancing Together – The World is Getting Weirder [archive]
  48. Robot Look Alikes Go On Sale in Japan (Video) [archive]
  49. Yurina Robot Helps Lift, Carry, and Probably Frighten Hospital Patients [archive]
  50. Future Gear: Robotic Suits Expected to Become Mainstream in Many Assistive Endeavors [archive]
  51. La Justice 3/5 : La justice sociale globale ( france culture ) [archive]
  52. Dividende Universel, John Locke, et Libertarisme de gauche [archive]
  53. The Last Question by Isaac Asimov © 1956 [archive]
  54. BBC Horizon (1964) with Arthur C. Clarke (Part 2 of 2) [archive]
  55. 21st-Century Political Economies: Beyond Information Abundance. by Roberto Verzola [archive]
  56. Abundance Typology [archive]
  57. biographie [archive]
  58. Kevin Kelly , New rules, for the new Economy : PLENTITUDE, NOT SCARCITY : Value Flows from Abundance [archive]
  59. Considérons le premier télécopieur (fax) moderne qui est sorti d’usine vers 1965. Malgré les millions de dollars consacrés en R & D 10), il ne valait rien. Zéro. Le deuxième télécopieur (fax) à être construit a immédiatement donné une valeur au premier. Il y avait quelqu’un à qui faxer la télécopie. Parce que les télécopieurs sont liés dans un réseau, chaque machine fax supplémentaire qui est fournie augmente la valeur de tous les télécopieurs en exploitation avant lui. C’est ce qu’on appelle l’effet de fax. L’effet de fax dicte que la plénitude génère de la valeur.
  60. Kevin Kelly , New rules, for the new Economy : FOLLOW THE FREE [archive]
  61. Reputation system
  62. Créer de la richesse, la mesurer, l’échanger, la faire circuler [archive]. « Quoi que l’on fasse, que ce soit gratuit ou non, quand on donne quelque chose, on en retire forcément quelque chose en retour, si ce n’est pas monétaire ou quantifié en argent, on peut le mesurer en attention, en temps, en nombre de pages vues, en audience, en réputation, en plaisir, en bonheur etc.. »
  63. Attention economy
  64. Whuffie est une monnaie basée sur la réputation, d’après Cory Doctorow, dans son livre Down and Out in the Magic Kingdom.
  65. Manfred Max-Neef on the Five Principles of Economics [archive]
  66. Chilean Economist Manfred Max-Neef: US Is Becoming an « Underdeveloping Nation » [archive]
  67. John McCarthy PROGRESS AND ITS SUSTAINABILITY [archive]
  68. Matthew Taylor, RSA Animate – 21st century enlightenment [archive]
  69. Video “Open Everything” TEDxBrussels – Michel Bauwens – 11/23/09 [archive]
  70. Présentation [archive]
  71. Understanding Employee Motivation [archive]
  72. Intrinsic vs. Extrinsic Motivation [archive]
  73. RSA Animate – Drive: The surprising truth about what motivates us [archive]
  74. Eric von Hippel : il y a 2 à 3 fois plus d’innovations de la part des consommateurs qu’il n’y en a dans l’industrie(internetactu) [archive]
  75. La Société de consommation, Jean Baudrillard, éd. Denoël, 1970, p. 281
  76. Lawrence Lessig : De l’économie de la Culture [archive]
  77. tra­vaux de Benkler, von Hippel [archive]
  78. Do you Floss? [archive] Lawrence Lessig
  79. Max-Neef on Human Needs and Human-scale Development [archive]
  80. Le travail fait la santé [archive], Jean zin
  81. Elisabeth Husserl on Sufficiency vs. Abundance: together we have everything [archive]
  82. Economics Of The Singularity, Robin Hanson / Juin 2008 IEEE [archive]
  83. Entretien video : M. MARGAIN ET LE DIVIDENDE UNIVERSEL Partie une [archive], et partie deux [archive]
  84. [1] [archive]
  85. document pdf [archive]
  86. Allemagne : Le SPD inscrit le Revenu de Base dans son programme [archive]
  87. Après Apple, au tour de Google de déclasser Microsoft? [archive]
  88. Study: Wikipedia as accurate as Britannica [archive]
  89. Airtist monétise le téléchargement de musique gratuit [archive]
  90. http://www.numerama.com/magazine/17080-l-ex-patron-de-warner-music-uk-suggere-des-albums-a-1-euro-pour-freiner-le-piratage.html [archive]
  91. Jiwa sera relancé avec un « modèle économique nouveau » [archive]
  92. Accord historique entre Google Books et Hachette Livre [archive]
  93. Defining Abundance in the Context of a Gift Economy… [archive]
  94. Why the Gift Economy Will Grow Unnoticed… [archive]
  95. [http://awesome.good.is/transparency/web/1009/sharing-is-contagious/transparency.jpg [archive] sharing-is-contagious]
  96. World Energy in Exajoules by energy source from 1800 to 2008 [archive]
  97. Solar Wind Power (SWP) Satellites could provide 100 billion times current world energy needs [archive]
  98. Physicists Prove Teleportation of Energy Is Possible [archive]
  99. National Space Society Announces the Kalam-NSS Energy Initiative for Space Based Solar Power [archive]
  100. Des méta matériaux permettent d’émuler un trou de ver, selon la théorie d’alcubierre jusqu’à 25% de la vitesse de la lumière [archive]
  101. Space Manufacturing conference
  102. Prototype multi-megawatt microwave space launch system by 2018 [archive]
  103. Laser Array Space Launch [archive]
  104. Ocean Based Orbital Payload Delivery Cannon for $250 per pound [archive]
  105. Advanced Space Launch System would use railgun, scramjet, and rockets [archive]
  106. Railguns for space launch [archive]
  107. Superconductor and Antimatter Bootstrap Space Launch, Propulsion and Weapons [archive]
  108. Russian Orbital Technologies Companies targets 2016 space hotel launch [archive]
  109. John Gedmark of the Commercial Spaceflight Federation is interviewed by Sander Olson [archive]
  110. Future Food For Cities [archive]. D’ici une décennie, vous serez en mesure de développer tout vos besoin en légumes dans une boîte à peine plus grande que votre réfrigérateur. Les jardins aéroponique peuvent économiser 90% de l’eau utilisée dans un jardin classique, et le taux de croissance peut être de 25% plus élevé que dans les jardins du sol parce que les niveaux d’oxygène dans l’air sont beaucoup plus élevés que dans le sol. Un supplément de 40% de taux de croissance supplémentaire peut être obtenu par la culture des plantes dans des atmosphères enrichies en CO2.
  111. a et b Robotic Hydroponic Greenhouse for vegetables for the Moon or Mars [archive]
  112. http://www.verticalfarm.com/ [archive]
  113. Portable solar-powered desalination system [archive], Un système de désalinisation portatif et solaire
  114. 6 Fascinating Underground Homes That Go Above and Beyond [archive]
  115. Crisis and Beyond [archive] (anglais) Pierre allard, Introduction : La fin de l’Âge du Labeur [archive]
  116. Stone Age Economics, Marshall Sahlins (mis a disposition par l’auteur ) [archive]
  117. Le point de départ de son raisonnement est que la puissance de calcul, le stockage ou la bande passante sont devenus « too cheap to meter », créant une économie de l’abondance. Une partie de ce raisonnement se trouvait dans « The long trail », rendue possible par la baisse spectaculaire du coût de stockage. Il met en avant L’idée selon laquelle l’abondance modifie les processus et pousse à essayer d’abord et corriger ensuite … sous forme d’amélioration continue (« Test & Invest » puis « kaizen »).
  118. (New Rules for the New Economy, 10 Radical Strategies for a Connected World, Kevin Kelly ( mis a disposition par l’auteur ) [archive])

Murray Bookchin – Post Scarcity Anarchism I

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